La journaliste Carmela Longo est libérée de prison, avec interdiction de quitter le Venezuela et de témoigner sur son cas

Un célèbre journaliste vénézuélien spécialisé dans le divertissement a été libéré ce lundi, après avoir été accusé, lors d'une audience télématique, de terrorisme et d'incitation à la haine, a rapporté le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP).

La journaliste Carmela Longo a été arrêtée dimanche, avec son fils, par des agents arrivés à son domicile munis d'un mandat de perquisition, sans que l'on connaisse davantage de détails sur les raisons de cette arrestation.

« Il a une interdiction de quitter le pays, un régime de présentation et une interdiction de témoigner et d'écrire sur son cas », a indiqué le SNTP dans X.

La semaine dernière, Longo a annoncé qu'après 20 ans de travail, il quittait le journal Dernières nouvellesavec une ligne éditoriale pro-gouvernementale.

Sur les neuf journalistes au moins arrêtés après l'élection présidentielle du 28 juillet, cinq ont été accusés de crimes terroristes.

Entre le 14 et le 20 août, au moins sept cas liés à des violations de la liberté d'expression ont été enregistrés, selon l'organisation Espacio Público.

Marco Ruíz, secrétaire général du SNTP, a assuré ce lundi que les journalistes vénézuéliens sont soumis à une sorte de « couvre-feu » dans le pays.

Des dizaines de pays ont condamné l'escalade de la répression et exprimé leur inquiétude quant à la situation des droits de l'homme au Venezuela.