Le ministre des Affaires étrangères de la République dominicaine, Víctor-Ito Bisonó, a soutenu la prolongation approuvée par le Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) de la Force de répression des gangs (GSF) en Haïti et a demandé que son mandat soit prolongé d'un an supplémentaire, à son expiration le 31 mars 2027.
Le GSF vise à soutenir les autorités haïtiennes contre l'expansion des bandes armées, qui contrôlent de vastes zones de Port-au-Prince et mènent des attaques, des enlèvements et des affrontements qui ont aggravé le déplacement de la population.
Le chef de la diplomatie dominicaine a affirmé qu'un mandat plus long donnerait de la prévisibilité aux États qui fournissent des troupes, des ressources et une assistance logistique à la force internationale.
Il a également estimé qu'une prolongation annuelle permettrait plus de continuité pour accompagner les institutions haïtiennes, dans un contexte où le pays cherche à retrouver des conditions minimales de sécurité et à avancer vers un processus électoral.
Bisonó a exprimé son espoir que les six prochains mois permettront des progrès concrets contre les organisations armées et ouvriront la voie à la tenue d'élections libres et sûres en Haïti.
Le ministre a exhorté la communauté internationale à respecter les engagements pris envers le GSF. Il a notamment appelé à l'envoi de personnel, d'équipements, de moyens financiers et logistiques pour compléter la capacité opérationnelle prévue pour la mission.
Dans un communiqué, le ministère dominicain des Affaires étrangères a indiqué que le pays a contribué des ressources au Fonds fiduciaire des Nations Unies destiné à soutenir la force déployée en Haïti.

En outre, la République dominicaine a facilité les évacuations, les soins médicaux et le soutien logistique depuis son territoire, selon les informations publiées par le gouvernement.
La situation haïtienne continue d'être marquée par la violence des gangs, qui restent présents dans une grande partie de la capitale. Les attaques armées et les enlèvements ont déplacé des milliers de personnes et rendu difficile le fonctionnement des services et institutions publics.
Ce mardi, l'Assemblée législative du Salvador a approuvé une loi transitoire qui permet la participation des forces armées à la Force de suppression des gangs (GSF) en Haïti, la mission qui remplacera la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMAS).
La participation du Salvador comprendra des avions à voilure tournante équipés pour les tâches de mission, des moyens destinés à la protection de son propre équipement et du personnel civil et militaire. Le contingent salvadorien pourra collaborer aux tâches assignées à la Force de Suppression des Bandes tant depuis le territoire haïtien que depuis la République Dominicaine