L’agenda humanitaire entre la Colombie et le Nicaragua, une nouvelle voie pour la libération des prisonniers politiques ?

Le gouvernement du président colombien Gustavo Petro a confirmé que son administration maintient une communication privée avec le gouvernement de Daniel Ortega pour les efforts humanitaires.

Le ministère colombien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué qu’il promeut et défend les droits de l’homme et que, pour cette raison, il développe des actions internationales à des fins humanitaires au Nicaragua.

« La Colombie a un agenda bilatéral avec le Nicaragua qui nécessite un traitement particulièrement prudent sur la scène internationale, que le ministère des Affaires étrangères préservera », lit-on dans la note.

Les organisations nicaraguayennes de défense des droits de l’homme affirment qu’il pourrait s’agir d’une gestion aboutissant à la libération des plus de 190 opposants détenus par le gouvernement de Daniel Ortega.

Selon Denis Darce, de la Commission permanente des droits de l’homme, « il est question d’une initiative qui vient du président colombien pour intercéder en faveur des prisonniers politiques ».

« Pour nous, c’est une initiative positive », a-t-il ajouté.

D’autres institutions, en revanche, reprochent à la Colombie d’avoir géré les pourparlers avec le Nicaragua de manière très privée.

« Laissons les faits montrer qu’ils vont effectivement contribuer à la tyrannie mettant fin à la répression et permettant au Nicaragua de commencer une vie dans la liberté de vivre et de vivre sans peur », a déclaré Gonzalo Carrión, du Nicaragua Never Again Human Rights Collective.

Les conversations privées entre Bogotá et Managua se déroulent parallèlement à à la télévision officielle qui a débuté cette semaine.

Le gouvernement nicaraguayen n’a pas fait référence à l’agenda bilatéral entre les deux pays.