Le ministre des Affaires étrangères du Chili, Alberto van Klaveren, a reçu jeudi dans la capitale chilienne son homologue bolivien, Fernando Aramayo, avec qui il a signé un protocole d'accord dans différents domaines, après près d'un demi-siècle de distance entre les deux pays.
« La présence au Chili du ministre des Affaires étrangères Aramayo marque vraiment une étape importante dans notre relation bilatérale, car dans le passé, les rencontres entre les ministres des Affaires étrangères du Chili et de la Bolivie n'étaient pas fréquentes », a souligné van Klaveren dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, où il a qualifié la rencontre d' »excellente ».
En ce sens, il a déclaré que « de grandes possibilités s'ouvrent à nous » avec la signature des mémorandums, qui incluent des sujets tels que la politique tarifaire, le tourisme, les routes aériennes et aussi en termes de relations humaines. « Nous espérons un avenir très prometteur dans nos relations avec la Bolivie et nous pensons que cette rencontre va précisément dans cette direction », a-t-il ajouté.
Pour sa part, le ministre bolivien des Affaires étrangères, Fernando Aramayo, a remercié la « réponse très agile, très efficace, très efficiente et à très court terme » de l'exécutif chilien, qui a permis de s'entendre sur un « programme substantiel en neuf points » pour aborder des questions telles que les ressources en eau, les frontières et le commerce.

Aramayo a exprimé sa gratitude à son homologue chilien et au président Gabriel Boric « pour avoir concrétisé tout cet ensemble de contenus qui montrent un bon chemin que nous parcourons dans l'aspiration commune de pouvoir rétablir les relations diplomatiques dans les plus brefs délais ».
Cette réunion marque le premier voyage officiel d'une autorité bolivienne depuis que Rodrigo Paz a accédé à la présidence en novembre 2025, lors d'une cérémonie en présence du président chilien de l'époque. Il s'agissait de la première réunion des chefs d'État des deux pays depuis près de deux décennies.
Les relations diplomatiques entre la Bolivie et le Chili ont été rompues en mars 1978 et, depuis lors, les liens se limitent à la sphère consulaire.
Comme le détaille le communiqué publié par le ministère chilien des Affaires étrangères à propos de la réunion, « les deux parties ont exprimé leur intérêt à progresser, à court terme, vers une plus grande ouverture du ciel à travers la signature d'un protocole d'accord visant à assouplir l'accord sur les services aériens en vigueur entre les deux pays ».

Les ministres des Affaires étrangères du Chili et de la Bolivie ont également abordé les défis communs en matière de sécurité frontalière et de coopération migratoire et ont examiné la mise en œuvre des accords bilatéraux signés ces dernières années. Dans ce cadre, ils ont célébré l'approbation au Congrès chilien de l'Accord sur l'homologation des permis de conduire et de l'Accord sur l'exemption des visas diplomatiques pour les diplomates des deux pays.
De même, ils ont souligné la présentation conjointe d'un projet de coopération binationale devant le Groupe des Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), visant la gestion durable des ressources en eau partagées. Les autorités ont également souligné la réactivation de la Commission de démarcation Chili-Bolivie, qui, après trois décennies d'inactivité, concentre désormais ses efforts sur la garantie de la continuité des travaux sur les bornes frontalières du secteur Colchane-Pisiga.
(Avec informations d'Europa Press)