Le Congrès national débattra d'une motion visant à mettre en œuvre une éducation obligatoire à la sécurité routière dans les centres éducatifs

Le député du Parti Libertad y Refoundación (Libre), Óscar Márquez, a annoncé qu'il présenterait la semaine prochaine une motion au Congrès national pour exiger l'introduction obligatoire du cours d'éducation à la conduite automobile dans les centres éducatifs du pays, compte tenu de l'augmentation soutenue des accidents de la route.

Le législateur a rappelé que la proposition avait déjà été approuvée à l'unanimité en 2024, mais jusqu'à présent elle n'a pas été exécutée par le ministère de l'Éducation ni par la Direction nationale des routes et des transports (DNVT), ce qui a suscité des inquiétudes quant à son application effective.

Márquez a averti que le manque de mise en œuvre représente un revers en termes de prévention, surtout dans un contexte où les accidents de la route sont devenus l'une des principales causes de décès au Honduras.

« Malheureusement, cela n'est pas mis en pratique », a déploré le député, qui a souligné que l'éducation est l'outil le plus efficace pour réduire les accidents sur les routes.

L'initiative propose que les élèves de neuvième année reçoivent une formation obligatoire en éducation à la sécurité routière dans le cadre du programme scolaire, dans le but de promouvoir une culture de prévention dès le plus jeune âge et surtout de réduire les accidents liés aux motos, l'un des principaux facteurs de risque dans le pays.

Le député du département de Comayagua a qualifié la crise routière de « pandémie silencieuse », en raison de son impact constant sur la perte de vies humaines.

« Il n'y a pas un jour sans qu'un accident ne se produise », a déclaré Márquez, soulignant que l'éducation à la sécurité routière doit devenir une politique publique urgente pour résoudre le problème.

Des policiers en gilets jaunes marchent sur un trottoir aux côtés d'élèves en uniforme quittant une école à Tegucigalpa, au Honduras.

Il a également annoncé qu'il demanderait des rapports au ministère de l'Éducation et au DNVT pour connaître les raisons pour lesquelles le décret approuvé par le Congrès n'a pas été appliqué à ce jour.

L'inquiétude du législateur coïncide avec les données les plus récentes de la Direction nationale des routes et des transports (DNVT), qui confirment l'ampleur de la crise sur les routes du pays.

Selon les chiffres officiels, jusqu'à présent en 2026, plus de 701 personnes sont mortes dans des accidents de la route dans tout le pays, confirmant une tendance alarmante de la mortalité sur les routes.

Le porte-parole du DNVT, César Aguilar, a expliqué que 46,7% des victimes correspondent à des motocyclistes, ce qui montre la grande vulnérabilité de ce secteur dans la mobilité nationale.

La réintégration de l'éducation à la sécurité routière dans le débat législatif vise à renforcer la prévention et à réduire le nombre alarmant d'accidents au Honduras. (Photo : Fichier)

Les statistiques révèlent également que plus de 5.900 accidents de la route ont été signalés dans le pays au cours des premiers mois de l'année, et qu'environ sept incidents sur dix impliquent des motos, consolidant ce type de véhicule comme principal protagoniste de la majorité des accidents.

Face à ce panorama, les autorités routières et les secteurs législatifs s'accordent sur la nécessité de renforcer les stratégies de prévention, d'éducation et de contrôle, dans le but de réduire les chiffres de mortalité qui affectent quotidiennement les familles honduriennes.

La proposition d'intégrer l'éducation à la sécurité routière dans le système éducatif revient ainsi dans le débat législatif comme une possible mesure structurelle pour résoudre un problème qui, selon les données officielles, continue de s'aggraver et sans aucun signe de ralentissement.