Ce dimanche, le Conseil National Electoral (CNE) a organisé un simulacre de référendum et de consultation populaire qui aura lieu le 16 novembre au cours duquel il s'interrogera, entre autres, sur la possibilité d'installer une Assemblée Constituante pour rédiger une nouvelle Constitution.
L'exercice a été réalisé dans les 24 provinces du pays avec des milliers de policiers, militaires et agents électoraux, a rapporté la présidente du CNE, Diana Atamaint, qui a souligné la coordination interinstitutionnelle tout au long du processus.
« Cet exercice pratique est, par essence, un message de confiance selon lequel chaque vote sera et a été respecté comme l'expression la plus authentique de la volonté populaire », a-t-il indiqué.
Dans cette activité, l'efficacité des plans d'urgence face à d'éventuels événements indésirables a été validée et « 100% des aspects techniques et opérationnels, ainsi que le traitement de tous les procès-verbaux », a souligné la CNE, qui a enregistré plus de 825 observateurs nationaux et internationaux du processus électoral.

Les Équatoriens se rendront aux urnes pour décider, lors d'une consultation populaire, de l'éventuelle installation d'une Assemblée constituante chargée d'élaborer une Magna Carta, remplaçant celle élaborée en 2008, sous le gouvernement de Rafael Correa (2007-2017).
De même, lors d'un référendum, il sera demandé aux Équatoriens s'ils sont d'accord avec l'élimination de l'interdiction d'établir des bases militaires étrangères ou des installations étrangères à des fins militaires, et de céder des bases militaires nationales à des forces armées ou de sécurité étrangères, en réformant partiellement la Constitution.
Une autre question est de savoir s'ils sont d'accord avec la suppression de l'obligation de l'État d'allouer des ressources du budget général de l'État aux formations politiques, en réformant partiellement la Constitution.
De même, il leur sera demandé s'ils sont d'accord avec la réduction du nombre de membres de l'Assemblée et leur choix selon les critères suivants : 10 membres de l'Assemblée nationale ; 1 membre de l'assemblée élu par chaque province ; et 1 député provincial supplémentaire pour 400 000 habitants, selon le dernier recensement national.

Le président de l'Équateur, Daniel Noboa, mène la propagande du « oui », tandis que celle du « non » est menée par l'opposition et les deux se développent sur les réseaux sociaux et lors de tournées sur le territoire, où ont également été placées des affiches, dont certaines contreviennent à la réglementation car elles ont été collées, au lieu d'être accrochées pour faciliter le démontage une fois le processus terminé.
Vendredi dernier, l'Assemblée nationale (Parlement) a approuvé l'autorisation demandée par Noboa pour faire campagne pour le « oui ».
Après le vote en faveur de 86 députés, le président a été autorisé à faire campagne de 00h01 vendredi dernier jusqu'à 19h00 ce jour-là, et de ce dimanche jusqu'au jeudi 13 novembre, jour où se termine officiellement la période de campagne.
Jusqu'à présent, la Confédération des nationalités autochtones (Conaie) est celle qui a mené le plus de campagne pour le « non » en vue du processus de dimanche prochain.