Le Costa Rica confirme un troisième cas de variole du singe cette année : le patient n'a pas signalé de voyages à l'étranger

Le ministère de la Santé a confirmé un nouveau cas de variole du singe au Costa Rica, portant à trois le nombre d'infections enregistrées dans le pays en 2026.

Le patient est un homme de 37 ans, résident de la province d'Heredia, qui reste dans un état de santé stable et se conforme à l'ordre d'isolement sanitaire pendant que progresse l'enquête épidémiologique.

Selon les informations officielles, le diagnostic a été confirmé par l'Institut costaricien de recherche et d'enseignement en nutrition et santé (INCIENSA). Au cours de l'enquête sur le terrain, le patient a indiqué qu'il n'avait effectué aucun voyage en dehors du Costa Rica au cours des 30 derniers jours, un fait pertinent pour déterminer l'origine de la contagion et établir la chaîne de transmission.

Les autorités sanitaires ont indiqué que ce troisième cas entretient une relation épidémiologique avec la deuxième infection confirmée cette année, ce qui permet d'orienter les investigations vers un éventuel lien de transmission locale. Cependant, le ministère de la Santé n'a pas fourni plus de détails sur les circonstances spécifiques de cette relation, afin de protéger la confidentialité des personnes impliquées.

Avec ce nouveau rapport, le Costa Rica accumule cette année trois cas confirmés de variole du singe. Le premier correspond à un homme de 52 ans, résidant dans la province de San José, tandis que le second a été identifié chez un homme de 27 ans, résidant également dans cette province. Les deux patients restent dans un état de santé stable, selon le dernier rapport officiel.

Face à cette situation, le ministère de la Santé maintient une surveillance épidémiologique active en coordination avec la Caisse costaricienne de sécurité sociale (CCSS) et l'INCIENSA.

Les institutions mènent des enquêtes pour identifier la source de l'infection, localiser et suivre les personnes qui pourraient avoir été en contact avec des cas confirmés et appliquer les mesures nécessaires pour empêcher une nouvelle propagation du virus.

Les autorités ont déterminé que ce nouveau cas avait une relation épidémiologique avec la deuxième infection confirmée cette année. REUTERS/Dado Ruvic/Illustration/Photo d'archives

Les autorités ont rappelé que le Monkeypox est une maladie virale dont la principale voie de transmission est le contact physique étroit avec une personne infectée. Cela inclut le contact direct avec des lésions cutanées, des fluides corporels, des sécrétions respiratoires lors d'un contact prolongé, ainsi que le partage d'objets contaminés tels que la literie, les serviettes ou les ustensiles personnels.

Dans le cadre des actions préventives, le Ministère a réitéré une série de recommandations à destination de la population. Il s’agit notamment d’éviter tout contact physique étroit, y compris tout contact sexuel, avec des personnes présentant des lésions compatibles avec la maladie ou ayant un diagnostic confirmé de mpox. De même, il a été conseillé de ne pas partager d’objets personnels avec des personnes malades et de se laver fréquemment les mains avec de l’eau et du savon ou des solutions à base d’alcool.

L'institution a également appelé toute personne présentant des symptômes compatibles avec la maladie à se rendre dans les meilleurs délais à l'établissement de santé le plus proche. Parmi les signes avant-coureurs figurent des lésions cutanées s’apparentant à des boutons ou des ampoules, de la fièvre, des maux de tête, des ganglions enflés, des douleurs musculaires et un malaise général.

L'objectif d'une consultation précoce, ont expliqué les autorités, est de faciliter un diagnostic rapide, d'initier le suivi correspondant et de réduire le risque de transmission à d'autres personnes grâce à l'isolement et à la recherche des contacts.

Outre le volet santé, le ministère de la Santé a insisté sur l'importance d'éviter la stigmatisation des personnes diagnostiquées avec la maladie. L'institution a demandé aux citoyens d'agir avec responsabilité, respect et empathie envers les patients, leurs familles et les personnes identifiées comme contacts étroits.

        Salud, le CCSS et INCIENSA maintiennent la recherche des contacts pour éviter de nouvelles chaînes de transmission. Source : Télética

Comme l'a souligné le ministère, la maladie ne doit pas devenir un motif de discrimination ou une raison de divulguer les informations personnelles des personnes touchées.

La protection de la confidentialité des patients encourage davantage de personnes à consulter à temps lorsqu’elles présentent des symptômes, renforce les enquêtes épidémiologiques et facilite l’interruption des chaînes de transmission.

Les autorités ont réitéré que la surveillance épidémiologique reste active sur tout le territoire national et ont assuré qu'elles continueront à informer la population de toute mise à jour liée à de nouveaux cas ou à des changements dans la situation virale à travers les canaux officiels du ministère de la Santé.