Le Costa Rica enregistre une augmentation de 18% des cas de dengue en 2026 et dépasse les 2 400 infections

Le Costa Rica est confronté à une augmentation de 18 % des cas signalés de dengue par rapport à la même période de 2025, selon le rapport officiel publié par le ministère de la Santé correspondant à la semaine épidémiologique 29 de 2026. À cette date, le pays compte 2 425 cas cumulés, dont 44 ont été classés comme dengue avec signes avant-coureurs.

Selon les données officielles, la région Centre-Nord est en tête de liste nationale avec 609 cas signalés, bien que le taux le plus élevé corresponde à la région Pacifique Central, avec 176,8 cas pour 100 000 habitants.

Chorotega (76,9), Huetar Caribe (66,6) et Brunca (28,6) présentent également des taux élevés, tandis que Central Este enregistre la plus faible incidence avec 9,0 cas pour 100 000 habitants.

Par province, Alajuela concentre le plus grand nombre de cas, avec 929 notifications et un taux de 85,8. Guanacaste continue avec 353 cas (taux de 84,6) et Puntarenas avec 336 cas (66,0). Les records de Limón et Heredia s'élèvent respectivement à 305 et 162, tandis que Cartago présente le nombre le plus bas avec 49 cas et un taux de 9,2.

Concernant la répartition par sexe, le nombre total de cas féminins s'élève à 1.237 (taux de 47,3) et celui des hommes à 1.188 (taux de 45,6).

Infographie avec un moustique, des particules virales, une carte du Costa Rica, des graphiques à barres et des icônes, montrant les chiffres et les données sur la dengue.

Ces données montrent une concentration importante de la dengue dans des zones spécifiques, ce qui a conduit les autorités à renforcer les actions de surveillance et de contrôle sur ces territoires.

Compte tenu de ce panorama, au cours de la semaine épidémiologique 29 de 2025, le pays du Costa Rica a signalé 1 980 cas de dengue. Par conséquent, l'augmentation jusqu'en 2026 représente 18% de plus, une tendance qui se reflète dans le canal endémique national, où la courbe de cette année dépasse la moyenne des années précédentes au cours de la même période.

De plus, à la date du rapport, la Direction Médicale du CCSS a signalé que deux personnes restaient hospitalisées pour dengue : une à l'Hôpital Escalante Pradilla et une autre à l'Hôpital San Carlos.

Étant donné que le moustique Aedes aegypti transmet simultanément la dengue, le chikungunya et le Zika, le ministère de la Santé et l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS) insistent sur l'importance de prendre des mesures préventives extrêmes avec des stratégies avancées :

  • Destruction physique des œufs :

Il ne suffit pas de vider l’eau des récipients pour éviter les gîtes larvaires. Il est indispensable de brosser vigoureusement les parois intérieures des seaux, fûts et cuves, car les œufs adhèrent une fois secs et peuvent éclore après plusieurs mois au contact de l'eau de pluie.

  • Protection physique individuelle :

Les autorités recommandent l'utilisation de chemises à manches longues et de pantalons longs de couleur claire dans les zones à forte transmission, car les tons sombres attirent davantage les moustiques.

  • Contrôle dans les espaces intérieurs :

L’installation de grillages ou de fines moustiquaires sur les portes et fenêtres est indispensable. Dans les foyers abritant des personnes malades, il est obligatoire que le patient dorme sous un pavillon ou une moustiquaire pour éviter que des moustiques sains ne les piquent et continuent de transmettre le virus.

Une main gantée de rouge frotte une brosse à poils dans un seau bleu rempli d'eau éclaboussée ; un tonneau bleu et un arrosoir vert se trouvent à proximité sur un sol en céramique.

Les répulsifs contenant du DEET doivent être appliqués directement sur la peau exposée. Pour utiliser des sprays insecticides à l’intérieur de la maison, il est nécessaire de protéger les aliments et les jouets, et de garder les pièces fermées pendant au moins 15 minutes après l’application, avant d’y rentrer.

La surveillance épidémiologique et l'adoption rigoureuse de ces mesures sont cruciales pour contenir la transmission de la dengue et protéger la population, notamment dans les zones et les cantons où l'incidence continue d'augmenter.