Le Forum criminel a compté 932 prisonniers politiques au Venezuela après la libération d'une mineure

Le Forum pénal de l'organisation non gouvernementale a signalé un total de 932 prisonniers politiques au Venezuela, selon un rapport publié mardi dans le réseau social X. Dans le communiqué, les informations sur la récente publication d'un adolescent détenu après les élections présidentielles de 2024 ont été incluses.

L'organisation a souligné que l'enregistrement, effectué jusqu'au 16 juin, implique une augmentation de six personnes privées de liberté par rapport au rapport précédent.

La rupture a fourni des détails que, parmi le groupe de détenus, 837 sont des hommes et 95 femmes, dont 928 sont des adultes et quatre adolescents entre 14 et 17 ans.

Cet équilibre reflétait la récente libération de l'un des cinq mineurs initialement arrêtés dans le contexte des manifestations post-électorales survenant au Venezuela après les élections présidentielles de 2024, des processus dans lesquels le corps électoral a proclamé le dictateur Nicolás Maduro comme vainqueur, malgré les plaintes de la fraude de la plupart de l'opposition.

Le message du Forum criminel

Le Forum criminel a confirmé que le nombre de détenus ayant une double nationalité demeure en 82, sans changements par rapport au rapport précédent.

Depuis 2014, cette ONG a enregistré un total de 18 420 cas qu'il considère comme des «arrestations politiques».

Nicolás Maduro et le procureur général du régime, Tarek William Saab, rejettent qu'il y a des gens détenus pour des raisons politiques et soutiennent qu'ils ont été arrêtés par la Commission des crimes, un poste que plusieurs organisations non gouvernementales, les chefs d'opposition et la communauté internationale.

L'image explicative du forum

Dans un autre ordre, l'Organisation non gouvernementale de l'Organisation vénézuélienne (OVP) a dénoncé ce qu'elle a décrit comme une « politique d'abandon » par le régime de Nicolás Maduro dans les centres de détention du Venezuela.

Dans une déclaration publiée par ses réseaux sociaux, l'ONG a mis en garde contre les conditions rencontrées par des milliers de personnes privées de liberté, caractérisées par un surpopulation extrême, le manque d'eau potable, l'absence de ventilation, la pénurie alimentaire et l'absence totale de soins médicaux.

« Ce n'est pas une nouvelle crise ou une erreur système: c'est une politique d'abandon », a déclaré l'organisation, tout en exigeant que les conditions humaines soient garanties pour les détenus.

Les proches de détenus détiennent des affiches

La plainte se concentre sur l'utilisation de donjons de police tels que les centres d'isolement prolongés, bien que, selon la législation vénézuélienne, ces espaces ne sont destinés que des arrestations préventives pour un maximum de 48 heures.

L'OVP a fait valoir que, dans la pratique, des milliers de détenus restent dans ces espaces pendant des semaines, des mois et même des années, ce qui représente une violation flagrante des droits de l'homme et une preuve de l'effondrement du système pénitentiaire du pays.

La déclaration attire également l'attention sur le rôle contraint d'assumer l'environnement familial des prisonniers. Selon l'organisation, ce sont des parents qui doivent assurer des déficiences de l'État: ils doivent apporter de la nourriture, de l'eau, des médicaments et des produits d'hygiène personnelle, souvent exposés à des situations d'extorsion par des fonctionnaires ou passer la nuit pendant des jours devant les postes de police dans des conditions de dénigrement.

L'OVP décrit ce scénario comme une punition indirecte, dans laquelle la souffrance s'étend au-delà des parois des cellules pour atteindre les cercles près des détenus.