Le gouvernement du Costa Rica a officiellement déclaré mercredi le Hezbollah, le Hamas, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et Ansar Allah – également connu sous le nom de milice Houthi – comme organisations terroristes. La décision a été adoptée par le Conseil national de sécurité du Costa Rica lors d'une séance tenue le 6 avril, mais communiquée publiquement le 8 avril 2026 par le ministère des Affaires étrangères et des Cultes.
Selon le communiqué officiel, la mesure répond à une « analyse des informations générales disponibles » et s'aligne sur les engagements internationaux assumés par le Costa Rica dans la lutte contre le terrorisme et le financement de ce type d'activités. Le texte, cité par Ministère des Affaires étrangères et des Cultessouligne que la déclaration permettra aux autorités de renseignement et aux instances judiciaires de « renforcer leurs capacités de prévention, d’enquête et de poursuites pénales ».
La déclaration publiée par le gouvernement du Costa Rica précise que la nouvelle classification vise à empêcher toute forme d'action ou d'influence des groupes désignés sur le territoire national. Il ajoute que cette décision permet aux forces de sécurité d'agir « avec plus de force contre d'éventuels réseaux de soutien logistique et financier qui pourraient intervenir sur le territoire national pour soutenir ces organisations ».
Le ministère souligne que la mesure vise à « protéger la sécurité de la population et l'intégrité des institutions démocratiques ». Selon le document, cette action permettra au Costa Rica de renforcer son cadre de coopération internationale en matière de renseignement et de poursuite des crimes liés au terrorisme.

La déclaration, selon le texte du Ministère des Affaires étrangères et des Cultesrejoint les actions entreprises par d'autres pays et blocs internationaux qui ont inclus le Hezbollah, le Hamas, le CGRI et Ansar Allah dans leurs listes d'organisations terroristes, dans un contexte mondial de renforcement des mesures visant à couper le financement et les réseaux de soutien de ces groupes.
Le gouvernement du Costa Rica n'a pas précisé s'il existe des enquêtes en cours ou des indications concrètes d'opérations de ces organisations sur son territoire, mais a souligné la nécessité d'agir de manière préventive face à toute menace éventuelle. Cette décision, selon le communiqué, fait partie de la politique de l'État visant à maintenir la sécurité nationale et à respecter les normes internationales en matière de lutte contre le terrorisme.
Autres désignations terroristes
Parmi les groupes désignés figurent la Mara Salvatrucha (MS-13), deux gangs équatoriens, Los Lobos et Los Choneros, ainsi que les guérilleros colombiens des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC-EP) et de l'Armée de libération nationale (ELN). À cela s’ajoutent les cartels mexicains Sinaloa Cartel, Jalisco New Generation Cartel (CJNG), Gulf Cartel, Noreste Cartel et La Nueva Familia Michoacana, le Venezuela Suns Cartel et un bloc appelé United Cartels.
La législation accorde aux autorités costariciennes des outils juridiques étendus pour enquêter, poursuivre et sanctionner les membres et collaborateurs des groupes désignés. En outre, cela ouvre la porte à l'application de sanctions administratives et au gel des avoirs liés aux activités terroristes.