Le Guatemala a annoncé jeudi avoir renforcé la frontière avec le Honduras et activé un plus grand déploiement de la Police Nationale Civile (PNC) après les attaques armées survenues sur le territoire hondurien, où plus d'une douzaine de personnes de ce pays sont mortes, en plus des blessés et des disparus. La mesure était concentrée dans les départements guatémaltèques d'Izabal, Zacapa et Chiquimula, comme l'a confirmé la PNC à travers les réseaux sociaux.
Le renforcement a commencé après que les autorités guatémaltèques ont pris connaissance de l'ampleur des événements attribués aux gangs honduriens. La coopération avec les forces de sécurité honduriennes est restée active pour empêcher les responsables de pénétrer sur le territoire guatémaltèque.
De même, la PNC a signalé que l'échange d'informations et la coordination en temps réel avec ses homologues honduriens visaient à « identifier et capturer les suspects » au cas où ils tenteraient d'entrer dans le pays. La surveillance a été étendue aux routes principales, aux routes secondaires et aux angles morts le long de la frontière.

Selon les informations de la PNC, « des opérations conjointes sont maintenues pour donner suite aux récents événements violents survenus au Honduras, dans le but de protéger les citoyens guatémaltèques et d'empêcher l'entrée des personnes liées à ces crimes ». L'institution a ajouté que, si l'entrée illégale de suspects est détectée, ils seront capturés.
La PNC a souligné que ces actions visent à renforcer la sécurité des frontières et à garantir la tranquillité dans les communautés voisines, en réponse aux récents incidents qui ont touché les forces de sécurité honduriennes.
Selon la police nationale hondurienne, l'un des événements s'est produit dans le village de Corinto, situé dans la municipalité d'Omoa, département de Cortés, où une opération a donné lieu à un affrontement armé avec des membres présumés de structures criminelles. Le bilan partiel comprend 5 policiers morts et au moins quatre membres présumés de gangs arrêtés.
Le Honduras a déployé près de 700 soldats, avec le soutien de diverses unités militaires, pour rechercher les responsables et localiser les agents disparus. La conséquence immédiate au niveau binational a été le renforcement du contrôle du côté guatémaltèque pour empêcher une éventuelle fuite des assaillants.
La PNC guatémaltèque a déclaré qu'elle maintenait une communication constante avec ses homologues honduriens pour coordonner des actions conjointes et empêcher l'entrée des responsables. Cette réponse comprenait des patrouilles terrestres renforcées et une surveillance des zones difficiles d’accès.

Le conflit entre gangs a accru les tensions régionales
Le gouvernement hondurien a déclaré que les violences enregistrées ces derniers jours étaient liées au conflit entre bandes pour le contrôle de territoires destinés à des activités illicites. Ces informations expliquent pourquoi le Guatemala a renforcé la sécurité non seulement aux points de passage officiels, mais également dans les zones rurales sensibles de la frontière commune.
Dans les communautés d'Izabal et de Chiquimula, les habitants ont signalé aux médias locaux un mouvement accru de patrouilles, de contrôles de police et d'opérations surprises dans les zones rurales. Parallèlement, la frontière entre les deux pays couvre également le département guatémaltèque de Zacapa.