Les évêques honduriens réclament justice pour les massacres qui font au moins 24 victimes

Cet épisode s'ajoute à l'assassinat de cinq agents de la Direction de la police anti-maras et gangs contre le crime organisé (Dipampco), survenu lors d'une opération dans le secteur de Corinto, zone frontalière avec le Guatemala. Les policiers ont été kidnappés puis exécutés alors qu'ils tentaient d'arrêter le chef d'un réseau de trafic de drogue. Selon l'agence d'État Secrétariat de Sécurité, la procédure a été menée « sans suivre les protocoles institutionnels de légalité, de sécurité et d'accompagnement judiciaire ».

RIGORES (HONDURAS), 21/05/2026.- Les gens assistent à la veillée des frères Elmer et Wilmer Suchite ce jeudi, à Nueva Vida, dans le village de Rigores à Trujillo (Honduras). Les autorités honduriennes ont confirmé le meurtre d'au moins 19 personnes aux mains d'hommes armés dans une ferme des Caraïbes honduriennes. EFE/ Germán Reyes

Le CEH a averti dans son message que le pays ne devrait pas tolérer « des justifications superficielles pour des événements aussi horribles, qui ont ensanglanté et pleuré tant de familles innocentes ». Les évêques ont souligné l'urgence de rechercher justice et de rejeter toute tentative de minimiser la gravité de ce qui s'est passé.

Dans la dernière partie de la déclaration, la Conférence épiscopale du Honduras a présenté ses condoléances aux familles des victimes et a lancé un appel à la société à « travailler sans relâche pour la justice et la paix dans la nation centraméricaine ». L'entité ecclésiastique a insisté sur le fait que ces événements ne devaient pas rester impunis ou cachés sous des réponses formelles, et a exigé des actions concrètes pour mettre fin à la montée de la violence dans le pays.

Massacre de travailleurs au Honduras

Pour sa part, le ministère de la Sécurité a réitéré son engagement à enquêter sur les crimes et à clarifier les circonstances dans lesquelles les deux massacres ont eu lieu. Jusqu'à présent, aucune arrestation n'a été signalée en lien avec l'attaque de la palmeraie africaine ou l'assassinat des agents, tandis que les autorités maintiennent leurs opérations dans la région de Colón et dans la zone frontalière de Corinto.

Cette situation a placé la vulnérabilité des travailleurs agricoles et l'exposition des forces de l'ordre au crime organisé, qui opère dans plusieurs régions du pays, au centre du débat national.