Le Honduras clarifie ce qui se cache derrière les photos des compteurs électriques lors du recensement et nie tout lien avec le système prépayé

L'Institut National de Statistique (INE) du Honduras a précisé que la photographie des compteurs électriques lors du XVIIIe Recensement National de la Population et du VIIe Recensement du Logement n'est pas liée à l'installation de compteurs prépayés. Selon l'institution, il s'agit d'un mécanisme de vérification statistique au sein du processus de recensement.

La précision a été apportée par Martha Leiva, directrice adjointe des Statistiques Sociales et Démographiques de l'INE, qui a expliqué que la photographie du compteur a un but strictement statistique et fait partie des mécanismes utilisés pour vérifier la qualité des informations recueillies lors du processus de recensement.

Le recensement national a débuté le 10 août et vise à mettre à jour les informations démographiques et de logement du Honduras, qui seront ensuite utilisées pour orienter les politiques publiques et les décisions liées aux conditions de vie de la population.

Leiva a expliqué que les recenseurs doivent disposer de mécanismes leur permettant de vérifier qu'ils ont visité le domicile où ils ont collecté les informations.

La photographie du compteur fonctionne comme un point de référence qui permet de vérifier que les données enregistrées correspondent à la propriété visitée. L'objectif est de renforcer les contrôles de qualité du processus et de réduire les erreurs possibles lors de la collecte des informations.

Le responsable a souligné que le recenseur doit vérifier qu' »il est arrivé à la maison » et que le point de référence enregistré correspond à la propriété où a été réalisée l'enquête.

La photographie n'a pas pour but de recueillir des informations sur le type de compteur pour installer un système prépayé et ne constitue pas non plus une autorisation d'apporter des modifications au service électrique.

Les autorités estiment que ces données renforceront la planification du développement national. (PHOTO : Hondudiario)

L'un des aspects soulignés par l'INE est qu'aucun citoyen n'est obligé d'autoriser la photographie du compteur électrique.

Selon les instructions données aux recenseurs, avant de prendre l'image, ils doivent demander l'autorisation du chef ou du responsable du ménage. Si la personne n'autorise pas la photographie, l'enquêteur doit respecter cette décision et s'abstenir de la prendre.

« La population ne doit pas avoir peur que cette photographie soit utilisée à d'autres fins, c'est uniquement à des fins statistiques. Si le chef de famille ne donne pas l'autorisation de prendre cette photographie, le recenseur ne doit pas le faire », a expliqué Leiva.

La clarification vise à réduire les doutes générés sur les réseaux sociaux et à éviter que de fausses informations n'affectent le développement du processus de recensement. Leiva a souligné que le bulletin de vote utilisé lors du recensement ne contient pas de questions liées à l'installation de compteurs prépayés.

Le responsable a expliqué que l'instrument est conçu pour collecter des informations démographiques, de logement et socio-économiques qui permettent de connaître les conditions dans lesquelles vivent les ménages honduriens.

La prise éventuelle d'une photographie du compteur ne doit pas être interprétée comme une question supplémentaire sur le service électrique ou comme une évaluation individuelle des ménages pour déterminer s'ils seront sujets à des changements dans leur système de comptage.

La procédure fait partie des mécanismes de vérification mis en œuvre pour garantir que les informations collectées sont correctement attribuées à chaque foyer.

Les questions couvrent des aspects liés à la localisation du logement, à ses caractéristiques physiques, à l'accès aux services de base et aux éléments qui permettent de connaître les conditions socio-économiques des logements.

Les données collectées comprennent les matériaux utilisés dans le plafond, les murs et le sol, ainsi que des informations sur les services disponibles dans la maison.

« Nous avons une section qui nous donne l'emplacement de la maison, nous avons une autre section qui nous donne les caractéristiques de la maison », a expliqué Leiva.

L'instrument vérifie également le principal type d'éclairage utilisé dans chaque maison. Parmi les alternatives envisagées figurent l'électricité provenant du système public ou privé, son propre moteur, un panneau solaire, une bougie ou un pot, une lampe à huile, une lampe à gaz et d'autres sources.

Ces informations nous permettent de déterminer le niveau de couverture du service électrique et de localiser les communautés ou les maisons qui n'ont toujours pas accès à l'électricité. Selon Leiva, les données collectées peuvent être utilisées par des institutions telles que le ministère de l'Énergie pour identifier les domaines qui nécessitent des investissements visant à étendre la couverture des services.

C'est pour cette raison que les recenseurs consultent les informations relatives aux pièces disponibles pour dormir et cuisiner, ainsi que l'utilisation exclusive ou partagée de ces espaces.

Il s'interroge également sur le combustible utilisé pour cuisiner, une information qui nous permet de connaître les conditions énergétiques des maisons et les méthodes utilisées pour préparer les aliments. Un autre composant correspond aux services sanitaires et à leur raccordement, avec des options qui incluent les eaux usées, la fosse septique, la rivière, la lagune ou la mer, entre autres alternatives.

Le scrutin comprend des questions sur la possession de différents biens et services qui font partie de la vie quotidienne des ménages.

Ils consultent également sur certains moyens de transport mis à la disposition des familles, comme l'auto, la moto, le mototaxi, le bateau ou la pipante.

L'objectif n'est pas d'établir un inventaire commercial des biens des citoyens, mais de collecter des indicateurs permettant de caractériser les conditions socio-économiques de la population.

Le scrutin du recensement ne comprend pas de questions sur les compteurs prépayés et collecte des informations démographiques, résidentielles et socio-économiques.

L'une des utilisations des données collectées est l'application de méthodologies standardisées pour analyser les conditions de pauvreté de la population.

L'INE peut utiliser les caractéristiques des logements, l'accès aux services, les biens disponibles et d'autres indicateurs pour construire des mesures socio-économiques sans avoir à demander directement aux gens combien d'argent ils gagnent. Cela permet de générer des informations comparables et d’établir des différences entre les régions, les communautés et les groupes de population.

Les résultats peuvent servir de référence pour concevoir des politiques publiques, définir les priorités d’investissement et déterminer où les besoins en infrastructures et services sont les plus grands.

Face aux doutes exprimés sur les réseaux sociaux, le représentant de l'INE a insisté sur le fait que les données collectées lors du recensement ont une finalité statistique.

L'institution cherche à garantir que les informations correspondent correctement aux foyers et aux personnes enregistrées, tout en évitant de les utiliser à des fins autres que celles établies dans le cadre du processus.