Le président de la Chambre des députés souligne que le Congrès dominicain a répondu aux féminicides par des peines allant jusqu'à 40 ans de prison

Le président de la Chambre des députés, Alfredo Pacheco, a affirmé que le secteur législatif avait déjà répondu à l'augmentation des féminicides en République Dominicaine. Le Congrès national a établi des peines pouvant atteindre 40 ans de prison pour les personnes reconnues coupables de fémicide, dans le cadre du nouveau Code pénal approuvé en 2025.

Une législation récente prévoit des peines de 30 à 40 ans de prison pour les responsables de féminicide. Le texte légal prévoit que les peines les plus lourdes seront appliquées dans des circonstances aggravantes, par exemple lorsque la victime est mineure, enceinte, que le délit a lieu en présence de membres de la famille, qu'il y a récidive ou que l'agresseur désobéit à une ordonnance d'éloignement.

Le règlement, promulgué après plus de vingt ans de débat parlementaire, définit le féminicide comme le meurtre d'une femme, sans distinction d'âge, de lien avec l'auteur ou de lieu du crime.

Comme indiqué Journal gratuitles dispositions envisagent également des circonstances aggravantes en cas de relation, d'antécédents de violence ou de motivations économiques. Ainsi, la loi cherche à durcir les conséquences pour ceux qui commettent ces crimes, afin de tenter d'arrêter l'augmentation inquiétante des cas dans le pays.

Le durcissement des sanctions inclut des circonstances aggravantes lorsque les victimes sont mineures, enceintes ou ont des antécédents de violences. (Composition Infobae)

Jusqu'à présent, en 2026, les statistiques officielles indiquent que près de 30 femmes ont été assassinées en République dominicaine, ce qui représente une augmentation de 36,4 % par rapport à la même période de l'année précédente. Ce rebond a déclenché l’alarme sur tout le territoire et a généré des appels à une action urgente de la part de différents secteurs sociaux et politiques.

Face à ces données, le Congrès affirme que l'adoption de sanctions plus sévères constitue une réponse immédiate et nécessaire. Cependant, la Chambre des députés elle-même reconnaît qu'une législation, bien que stricte, ne suffit pas à elle seule à enrayer le phénomène. Le défi, préviennent-ils, est bien plus vaste et implique des aspects éducatifs, culturels et sociaux.

« Le Congrès a déjà réagi en mettant en œuvre ces mesures, mais nous devons continuer à travailler pour éradiquer ce type d'événements dans le pays », a déclaré le président de la Chambre des députés. La déclaration indique clairement que la solution au problème des féminicides nécessite une approche globale. Outre les sanctions juridiques, la nécessité de transformer les valeurs culturelles et les pratiques qui perpétuent la violence de genre est évoquée.

Actuellement, 13 projets législatifs visant à réduire les féminicides sont étudiés au Congrès national sur une période de dix ans. Les dirigeants parlementaires soutiennent que ces débats reflètent une préoccupation institutionnelle et un engagement à résoudre le problème de manière structurelle.

Les statistiques officielles reflètent une augmentation de 36,4% des féminicides par rapport à la même période de l'année précédente. (Autorisation : Millénaire)

Parmi les cas récents qui ont choqué, citons les assassinats de deux femmes de 33 ans à Santo Domingo Este, perpétrés dans des contextes violents et qui ont accru la pression sociale sur les autorités pour qu'elles adoptent des mesures efficaces et urgentes.

La promulgation de la loi 74-25, qui contient ces sanctions, marque l'étape la plus récente de la réponse législative à la crise des féminicides. Cependant, la perception au sein du Congrès est que l'éradication de ce phénomène nécessite un changement profond de la société, qui va au-delà du durcissement des sanctions et se concentre sur l'éducation et la prévention.

L'objectif déclaré par les autorités est de garantir que la stricte application de la loi, ajoutée aux politiques éducatives et aux transformations culturelles, permette de réduire les féminicides et de protéger la vie des femmes en République Dominicaine. Les législateurs insistent sur le fait que pour inverser la tendance à la hausse de ces crimes, il faut une action coordonnée entre l’État et la société.