L'économie équatorienne a connu une croissance de 2,4% sur un an, mais s'est contractée par rapport au trimestre précédent

L'économie équatorienne a enregistré une croissance annuelle de 2,4% au troisième trimestre 2025, selon le dernier bulletin trimestriel des comptes nationaux publié par la Banque centrale de l'Équateur (BCE).

Le résultat a été principalement tiré par la reprise de la consommation et de l'investissement des ménages, qui ont permis une dynamique favorable de la demande intérieure, dans un contexte marqué par des contrastes entre les performances du marché intérieur et celles du secteur extérieur.

Selon les informations officielles, la consommation des ménages a été le principal moteur de la croissance économique, avec une expansion de 10,2% par rapport à la même période de 2024. Ce comportement répond à un plus grand volume d'achats de produits alimentaires, de matériel informatique, de carburant, de véhicules et d'appareils électroménagers, ainsi qu'à l'augmentation du crédit à la consommation et à l'augmentation du flux d'envois de fonds reçus par les familles.

Ces facteurs, combinés, ont renforcé la capacité de dépenses des ménages et soutenu l’activité commerciale dans différents segments de l’économie.

Les exportations ont subi des contractions. EFE/Elvis

L'investissement a également affiché une performance positive au cours du trimestre analysé. La formation brute de capital fixe a augmenté de 6,5 %, stimulée par une demande accrue de matériel de transport et de biens d'équipement, notamment dans les secteurs agricole et industriel. À cela s’ajoute le dynamisme observé dans la construction, une activité qui a maintenu une trajectoire de reprise et a contribué à la croissance globale du produit intérieur brut.

Les dépenses publiques, pour leur part, ont enregistré une augmentation modérée de 0,9% sur un an. Selon la BCE, cette augmentation était principalement associée à une plus grande acquisition de biens et services dans le secteur éducatif. Bien que leur contribution à la croissance ait été inférieure à celle de la consommation et de l’investissement privés, les dépenses publiques ont maintenu un comportement positif qui a contribué à soutenir la demande intérieure.

Contrairement à ces résultats, le secteur extérieur a présenté une performance défavorable au cours du troisième trimestre 2025. Les exportations ont diminué de 4,2% par rapport à l'année précédente, principalement en raison de la réduction de la production pétrolière.

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La Banque centrale a indiqué que ce résultat a été influencé par des facteurs extraordinaires, parmi lesquels la suspension temporaire du pompage dans le système d'oléoducs transéquatoriens (SOTE) et dans l'oléoduc de pétrole brut lourd (OCP) au cours du mois de juillet 2025, en raison de glissements de terrain et de processus d'érosion régressive dans la rivière Coca, associés aux conditions météorologiques extrêmes dans la province de Napo.

Les importations, en revanche, ont enregistré une croissance significative de 16,6%, portée par l'augmentation des achats extérieurs de biens de consommation, de carburants, de matériaux de construction et de matières premières. Ce comportement était aligné sur la reprise de l’activité économique intérieure et reflétait une demande accrue d’intrants et de produits finaux pour répondre au dynamisme de la consommation et de l’investissement.

D’un point de vue sectoriel, les performances économiques ont été hétérogènes, bien que majoritairement positives. Parmi les 20 secteurs productifs qui composent la structure économique nationale, 15 ont enregistré une croissance annuelle au troisième trimestre 2025. Parmi les activités avec les taux d'expansion les plus élevés figurent la pêche et l'aquaculture, la fourniture d'électricité et d'eau, la fabrication de produits alimentaires, les activités financières et d'assurance, la fabrication de produits non alimentaires et la construction. Ces résultats montrent une reprise de la structure productive nationale, avec des contributions significatives des secteurs primaire, industriel et des services.

Citoyens dans une rue

Cependant, en termes trimestriels, c'est-à-dire en comparant le troisième trimestre de 2025 avec le deuxième trimestre de la même année, le produit intérieur brut a enregistré une contraction de 2,2 %. La BCE a expliqué que ce résultat était principalement dû à la réduction du volume des exportations, tant pétrolières que non pétrolières. Dans le cas de ces dernières, la baisse a répondu à des facteurs saisonniers typiques du cycle agricole, qui ont provoqué une baisse de production de certaines cultures au cours de la période analysée.

La Banque centrale a également rappelé que les chiffres trimestriels pourraient faire l'objet de révisions lors de l'intégration des comptes nationaux annuels, un processus qui a lieu chaque mois de mars, dans le cadre de sa politique de diffusion statistique. Selon l'entité, cette procédure vise à garantir la cohérence et la transparence des séries publiées, conformément aux normes techniques internationales.