Les autorités brésiliennes enquêtent sur 30 entreprises pour consommation de boissons alcoolisées : elles analysent 13 autres décès

Les autorités brésiliennes enquêtent sur au moins 30 établissements commerciaux après des cas d'empoisonnement au méthanol présent dans des boissons alcoolisées, une situation qui a causé deux décès confirmés et 13 décès supplémentaires suspectés, selon des sources officielles.

Lors d'une conférence de presse, le ministre de la Justice, Ricardo Lewandowski, a fait état de la création d'un comité composé de membres de l'Exécutif et du secteur privé pour faire face à cette crise de santé publique « inhabituelle ».

Le but du groupe est de partager des informations, des actions et des bonnes pratiques qui permettent de progresser de manière agile dans la résolution du problème.

Les autorités brésiliennes ont intensifié

Selon des données récentes du ministère de la Santé, 16 cas d'intoxication au méthanol ont été confirmés et 209 autres font l'objet d'une enquête en attente des résultats de laboratoire.

85 % des cas sont concentrés à São Paulo, l'État le plus peuplé du Brésil, où des incidents ont commencé à être signalés fin septembre.

Un policier civil observe un

Les autorités ont lancé de multiples enquêtes à différents niveaux de gouvernement pour identifier la source de la contamination. « Aucune hypothèse n'est exclue », a déclaré Lewandowski.

Dans ce contexte, le président du Secrétariat national de la consommation, Paulo Pereira, a signalé la notification à 30 entreprises soupçonnées d'avoir vendu ou distribué des boissons frelatées, dont certaines ont été fermées.

De plus, des informations ont été demandées à 25 associations, distributeurs et autres acteurs de l'industrie pour faire avancer les enquêtes.

Photographie où l'on voit des boîtes

En parallèle, la police a mené diverses opérations contre les usines clandestines de boissons alcoolisées, même s'il n'a pas encore été déterminé si ces installations sont au cœur de la crise actuelle.

Lewandowski a déclaré que le principal défi est d'établir si le méthanol a une origine végétale, en raison d'irrégularités dans la distillation de produits comme la canne à sucre, utilisée dans la production de cachaça, ou s'il provient de sources fossiles, ce qui, selon le ministre, impliquerait l'intervention du crime organisé.