Les autorités sanitaires ont alerté sur l'augmentation des cas de VIH enregistrés dans le sud du Honduras au cours de l'année 2026, en mettant l'accent sur le département de Choluteca et les municipalités comme El Triunfo, Marcovia et San Marcos, où une concentration plus élevée de nouveaux diagnostics a été identifiée par rapport aux périodes précédentes.
Selon les données du personnel de santé, au moins sept nouveaux cas confirmés ont été détectés jusqu'à présent cette année, tandis que les dossiers de soins complets portent le nombre à 17 personnes récemment intégrées au suivi médical.
La majorité des patients sont des hommes, avec un seul cas signalé chez une femme, et âgés de 19 à 72 ans, ce qui montre que l'infection peut survenir dans différentes tranches d'âge, sans distinction d'âge.
Malgré l'augmentation des diagnostics, les patients identifiés sont sous contrôle clinique et ont accès au traitement antirétroviral, ce qui leur a permis de maintenir leur état stable.
Les autorités sanitaires soulignent que le VIH, avec une observance constante du traitement, peut être contrôlé et ne représente pas nécessairement une maladie hautement mortelle.
Le principal défi reste la détection rapide et la continuité du traitement, car l’abandon thérapeutique augmente le risque de complications et de transmission du virus.
Dans ce contexte, les centres de santé ont renforcé l'appel à la population à adopter des mesures de prévention, notamment dans le recours à des protections lors des relations sexuelles et la réalisation de tests périodiques.

L’augmentation des cas détectés répond également à l’intensification des efforts de recherche active dans les communautés, qui ont permis d’identifier les personnes vivant avec le virus sans diagnostic préalable. Actuellement, plus de 36 patients font l'objet d'un suivi constant dans la région, tandis que plus de 1 234 personnes participent à des programmes liés à la prise en charge du VIH dans la zone sud.
La coordonnatrice nationale de l'Association du Forum national sur le VIH/SIDA du Honduras, Xiomara Bu, affirme que « la réponse institutionnelle et communautaire doit être renforcée dans les zones touchées, en mettant l'accent sur la réactivation des stratégies de prévention qui incluent les autorités locales et la société civile ».

Selon leur approche, il est nécessaire de « promouvoir des campagnes d'éducation sexuelle plus actives, d'élargir la disponibilité des tests de diagnostic dans les communautés à plus forte incidence et de garantir le lien immédiat entre les personnes diagnostiquées et les services de santé ».
Il a également souligné l'importance d'améliorer la coordination entre les institutions pour assurer la continuité des soins et éviter la dispersion des efforts.
Bu He a averti que la situation à Choluteca doit être analysée dans un contexte national, afin d'éviter d'éventuelles augmentations dans d'autres régions. C'est pour cette raison qu'il a souligné qu'une surveillance et une coordination constantes sont nécessaires entre le système de santé et les organisations qui accompagnent la riposte au VIH.
Les autorités sanitaires insistent sur le fait que la prévention reste l'axe central du contrôle du VIH, aux côtés du diagnostic rapide et de l'observance du traitement, facteurs clés pour contenir la progression de la maladie et améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le virus.