Des dizaines de proches de prisonniers politiques ont manifesté devant le Palais de Justice de Caracas pour exiger la libération de toutes les personnes détenues pour des raisons politiques et pour exiger leur inclusion dans la discussion sur le projet d'amnistie promu par le gouvernement de transition du Venezuela.
La manifestation s'est déroulée avec des images, des banderoles et des slogans réclamant justice et liberté totale.
Pendant le rassemblement, les participants portaient des pancartes avec les noms de leurs proches, des drapeaux nationaux et des messages adressés aux autorités. « Justice, justice, justice et liberté, tout le monde est innocent, aucun d'entre eux n'est un criminel », scandaient les manifestants, entourés d'une forte opération de sécurité avec une présence militaire et policière.
La revendication d'une liberté totale incluait ceux qui faisaient l'objet de mesures restrictives après leur libération, comme l'interdiction de quitter le pays ou l'obligation de comparaître périodiquement devant un tribunal.
Diverses organisations non gouvernementales ont dénoncé le fait que ces conditions empêchent que ces cas soient considérés comme de véritables libérations, puisque les personnes concernées restent sous surveillance et avec des limitations dans leurs droits civils.
La mobilisation a coïncidé avec la convocation de l'Assemblée nationale, à majorité chaviste, pour entamer le débat sur le projet de loi d'amnistie.

Le militant a exigé la publication complète du projet, puisque jusqu'à présent seul l'exposé des motifs a été diffusé, tandis que plusieurs ONG insistent pour connaître le contenu complet du texte juridique.
Le président en charge du Venezuela, Delcy Rodríguez, a présenté le 30 janvier une proposition de loi d'amnistie, dans le cadre d'un processus de libération des prisonniers politiques qui a débuté le 8 janvier, après l'arrestation de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, par les forces américaines..

Le projet inclut des cas survenus depuis 1999, année du début du gouvernement Hugo Chávez.
Dans ce contexte, l'organisation non gouvernementale Foro Penal a confirmé hier la libération de 30 prisonniers politiques au Venezuela, le mercredi précédant la manifestation.
C'est ce qu'a annoncé Alfredo Romero, président directeur de l'ONG, à travers son compte sur
Par la suite, le président par intérim Rodríguez a lié ces libérations à l'inauguration d'un nouveau moment politique dans le pays.