Sept responsables pénitentiaires font l'objet d'une enquête après avoir tenté d'introduire des appareils électroniques dans la prison du Costa Rica

Sept fonctionnaires du ministère de la Justice et de la Paix ont été déférés au Parquet de flagrant délit du premier circuit judiciaire de San José, soupçonnés d'avoir tenté d'introduire des appareils électroniques interdits dans le Centre de soins institutionnels (CAI) de San José, connu sous le nom de prison de Saint-Sébastien.

Le cas a été détecté lors d'une opération de contrôle interne réalisée par la Police Pénitentiaire aux entrées de la prison, dans le cadre des inspections de routine appliquées au personnel avant de commencer sa journée de travail.

Selon le ministère de la Justice, lors des perquisitions, les agents ont trouvé quatre puces de téléphone portable, une clé maya, une carte mémoire et un câble USB, éléments dont l'entrée est interdite en raison du risque qu'ils représentent pour la sécurité au sein des centres pénitentiaires.

Parmi les personnes déférées aux autorités judiciaires figurent cinq agents de la Police Pénitentiaire et deux fonctionnaires administratifs, qui sont restés à la disposition du Parquet des Flagrants afin que leur situation juridique puisse être déterminée au fur et à mesure de l'avancement de l'enquête.

Jusqu'à présent, les autorités n'ont pas révélé si ces appareils étaient destinés à un prisonnier en particulier ou s'il existe une organisation criminelle derrière la tentative apparente d'introduire ces objets dans le pénitencier.

Post réalisé sur les réseaux sociaux par le ministère de la Justice et de la Paix à propos des saisies effectuées. Avec l'aimable autorisation : Ministère de la Justice et de la Paix

Cette découverte est le résultat des contrôles internes mis en œuvre par la police pénitentiaire elle-même, une stratégie que le ministère de la Justice a renforcée ces derniers mois dans le but de lutter contre d'éventuels actes de corruption au sein du système pénitentiaire.

Le directeur de la Police Pénitentiaire, Pablo Bertozzi, a déclaré que l'institution maintiendrait une politique de fermeté absolue contre toute conduite compromettant la sécurité des prisons.

« L'ordre et la discipline commencent aussi à la maison. La Police Pénitentiaire continuera à renforcer ses contrôles internes et agira avec une fermeté absolue contre toute conduite compromettant la sécurité des prisons. La corruption n'a pas sa place dans cette institution », a déclaré le commissaire.

Le dirigeant a ajouté que l'institution continuera à intensifier les inspections des visiteurs et du personnel pénitentiaire, dans le but d'empêcher l'entrée d'objets qui pourraient faciliter les activités illicites à l'intérieur des prisons.

Pour sa part, le ministère de la Justice a soutenu les actions de la police pénitentiaire et a réitéré que l'administration maintient une politique de « tolérance zéro pour la corruption ».

Dans un message publié après l'opération, l'institution a assuré qu'elle continuerait à renforcer les mécanismes de contrôle interne pour détecter et sanctionner toute irrégularité commise par les responsables du système pénitentiaire.

« La Direction de la Police Pénitentiaire établit l'ordre et envoie sept fonctionnaires du CAI de San José au Parquet de Flagrant pour tentative d'introduction d'articles illégaux. Tolérance zéro pour la corruption. Nous allons nettoyer la maison », a déclaré le ministère de la Justice.

Les appareils électroniques, en particulier les puces de téléphone portable et les mémoires de stockage, sont considérés comme des éléments à haut risque dans les prisons, car ils peuvent faciliter les communications non autorisées entre les personnes privées de liberté et les organisations criminelles opérant à l'extérieur des prisons.

Quatre puces de téléphone portable, une clé USB, une carte mémoire et un câble USB sont visibles sur une table en bois avec éclairage au plafond.

Pour cette raison, l'entrée de ce type d'objets est strictement interdite et constitue l'une des principales menaces pour le contrôle et la sécurité des prisons.

L'affaire fera désormais l'objet d'une enquête du parquet de Flagrancy, qui déterminera s'il existe des éléments suffisants pour porter plainte contre les sept responsables impliqués.

Par ailleurs, le ministère de la Justice a assuré qu'il continuerait à collaborer avec les autorités judiciaires et a réitéré que tout fonctionnaire qui commettrait des actes compromettant la sécurité du système pénitentiaire fera face aux conséquences administratives et pénales correspondantes.

L'enquête représente l'un des cas les plus récents dans lesquels les mécanismes de contrôle interne du système pénitentiaire permettent de détecter des allégations d'irrégularités commises par des agents publics, à un moment où le gouvernement insiste sur le renforcement des mesures de lutte contre la corruption et de renforcement de la sécurité dans les centres pénitentiaires du pays.