La Commission inter-américaine sur les droits de l'homme (IACHR) a officiellement demandé une autorisation au régime de Nicolás Maduro pour entrer dans le Venezuela et vérifier la situation des droits de l'homme sur le terrain.
Cette demande, qui apparaît dans une lettre officielle publiée aujourd'hui, cherche à ouvrir un canal d'observation directe et de dialogue avec différents acteurs du pays, dans un contexte marqué par des plaintes soutenues d'arrestations arbitraires, de disparitions forcées et de violations des droits fondamentaux.

L'IACHR a appelé aux autorités vénézuéliennes pour accorder leur consentement à «recueillir des informations officielles sur le terrain et à la contraster avec celle fournie par les victimes et les organisations de la société civile», a déclaré Gloria de Mees, commissaire de l'IACHR pour le pays sud-américain, dans les déclarations recueillies par AP.
La demande atteint un climat de tension politique élevée et de demandes persistantes de responsabilité par l'administration Chavista. Les rapports fournis à l'IACHR garantissent que des centaines de personnes restent en état d'arrestation pour des raisons politiques. De plus, plusieurs familles manquent d'informations précises sur le sort de leurs proches, ce qui implique des éléments compatibles avec la définition des disparitions forcées.
Les organisations en tant que forum criminel, augmentent le nombre de détenus à des raisons politiques à 823 et alertent des processus judiciaires paralysés pendant des années. Face à ces accusations, les autorités vénézuéliennes soutiennent que les arrestations répondent aux complots visant à déstabiliser le régime de Maduro.
La lettre de la Commission inter-américaine des droits de l'homme guide sa demande dans les deux locaux: d'une part, il cherche à «vérifier à l'endroit» les graves plaintes d'abus et, d'autre part, il offre à l'état vénézuélien la possibilité de présenter devant un organisme international une version soutenue des faits.
En phase avec cela, la permanence de la crise humanitaire et de la pression internationale a maintenu le Venezuela à l'ordre du jour de l'agence régionale, à la fois par l'intermédiaire du Secrétaire général et du Conseil permanent.
L'IACHR, basé à Washington et l'autonomie complète dans la structure de l'OEA, réitère dans sa dernière déclaration que son objection également dans l'engagement envers les actions concrètes.

La position de la Commission n'est pas récente ou isolée. Au cours des dernières années, des experts indépendants des Nations Unies, diverses ONG et des forums multilatéraux ont ajouté des rapports sur les crimes contre l'humanité, les mauvaises conditions de prison, les obstacles à l'accès à la justice et aux campagnes de persécution politique.
À cet égard, la lettre officielle prévient que, sans le consentement officiel vénézuélien, l'IACHR maintiendrait son engagement envers le peuple du pays par le biais de mécanismes alternatifs, notamment la surveillance à distance, les mesures de précaution et la préparation des rapports publics sur la situation générale et les cas spécifiques.