Les parquets de vingt pays d'Amérique latine renforcent leur coopération contre le crime de traite des êtres humains

La traite des êtres humains est un crime ancien mais il persiste : la capture, le transport et l'exploitation d'une personne à des fins sexuelles, le travail forcé ou l'esclavage restent un problème actuel qui transcende les frontières.

C'est pourquoi, ces jours-ci, la réunion du Réseau ibéro-américain de procureurs spécialisés dans la traite des êtres humains et le trafic illicite de migrants (REDTRAM), qui s'est tenue à Carthagène des Indes, en Colombie, a réuni des représentants de 20 pays ibéro-américains et a souligné la consolidation d'un agenda commun pour faire face à ces crimes, qui touchent des milliers de victimes.

Au cours de la conférence, des délégations de ministères publics, ainsi que des organisations internationales telles que l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, l'Agence espagnole de coopération internationale pour le développement et l'Organisation internationale pour les migrations, ont partagé des diagnostics et des expériences qui renforcent l'engagement de protéger les victimes et de renforcer la coopération entre les différentes institutions.

Les délégations de

Des représentants des ministères publics d'Andorre, de Bolivie, du Brésil, du Chili, de Colombie, du Costa Rica, de Cuba, de l'Équateur, du Salvador, de l'Espagne, du Guatemala, du Honduras, du Panama, du Paraguay, du Pérou, du Portugal, de la République dominicaine, de l'Uruguay et du Venezuela ont participé à cette Xe Rencontre REDTRAM, qui s'est tenue entre le 8 et le 10 de ce mois, en plus de la participation de l'Argentine à travers la procureure fédérale Alejandra Mángano. et le procureur général Marcelo Colombo, co-chefs du Bureau du procureur pour la traite et l'exploitation des êtres humains (PROTEX), accompagnés de la procureure adjointe Victoria Sassola.

L'événement a également réuni des délégations européennes spécialisées dans le recouvrement d'avoirs, telles que l'Agence pour la gestion et le recouvrement des avoirs saisis et confisqués de France, l'Agence nationale des avoirs saisis et confisqués d'Italie et le Ministère public national de Suède.

Ces délégations ont présenté des modèles de gestion comparés, des critères de réparation pour les victimes et des mécanismes d'impact social de la propriété, offrant des perspectives et des expériences précieuses pour la région.

L'un des axes centraux de la rencontre a été la réaffirmation de la centralité de la victime dans l'ensemble du processus pénal. Les représentants ont souligné la nécessité d’améliorer la détection précoce, de réduire les obstacles à l’accès aux soins et d’éviter les réponses institutionnelles susceptibles de revictimiser. Il a été souligné que « la réparation doit être comprise de manière globale et avec une approche fondée sur les droits ».

L'échange technique entre les parquets, reflété par le site du ministère public argentin, a été considéré comme fondamental pour l'élaboration de critères de preuve solides, en particulier dans les affaires impliquant plusieurs juridictions.

Tout au long de la réunion, le dialogue a permis d'aborder la traite des êtres humains dans une perspective globale, reconnaissant que ces crimes s'inscrivent dans la logique du crime organisé et nécessitent des réponses conformes aux normes internationales.

Au cours de la conférence, de nouvelles formes d'exploitation reconnues au niveau international ont également été abordées, telles que la maternité de substitution, l'adoption illégale, l'exploitation en vue de commettre des délits et l'exploitation dans les environnements numériques.

Dans certains cas, la maternité

Les défis associés à la migration et à l'obtention de papiers d'identité des migrants ont également été abordés, ainsi que la nécessité de renforcer les capacités d'analyse juridique et probante face à des scénarios de plus en plus complexes.

Les délégations ont convenu d'avancer dans la création d'espaces de travail pour compiler la jurisprudence, organiser les expériences et promouvoir des critères communs, avec une attention particulière à la perspective de genre et aux situations de vulnérabilité particulière.

La valeur du mentorat et de l'échange technique a été soulignée, ainsi que la relation avec les réseaux et programmes associés, qui permet d'aligner les langues, de réduire les asymétries et de favoriser des réponses adaptatives aux phénomènes criminels en constante évolution.

En résumé, la coopération internationale a été reconnue comme un outil clé pour accélérer l’apprentissage et promouvoir des décisions éclairées. Citant les propos des participants, « la coopération internationale est un outil réaffirmé par sa capacité à créer des ponts, à accélérer l’apprentissage et à promouvoir des décisions éclairées ».