Le premier juge a rejeté la proposition de l'Assemblée nationale d'augmenter le nombre de magistrats de la Cour suprême du Venezuela

Le parti d'opposition vénézuélien Primero Justicia (PJ) a rejeté la proposition du Parlement de procéder à une réforme législative partielle visant à augmenter le nombre de magistrats de la Cour suprême de justice (TSJ) de 20 à 32.

Comme l’a exprimé le groupe dans son compte X, « l’objectif de l’augmentation du nombre de magistrats est que le régime maintienne son soutien politique à la formation d’une nouvelle Cour suprême de justice ».

L'organisation a qualifié cette initiative de « nouvelle manœuvre » du gouvernement pour « maintenir le contrôle du système judiciaire, en particulier de la Chambre constitutionnelle et électorale ».

Le parti d’opposition a également déclaré : « Les Vénézuéliens ont la responsabilité d’insister sur la révision de ces leurres de fausses institutions ».

Capture d'écran d'un tweet du compte officiel Primero Justicia, rejetant la proposition d'augmenter le nombre de juges à la Cour suprême

Au cours d'une séance ordinaire diffusée sur YouTube sur la chaîne de l'Assemblée nationale (AN), le président de l'Assemblée législative, Jorge Rodríguez, a présenté la réforme législative. Il a expliqué que cette modification découle d'un « profond intérêt pour la réalisation d'une véritable transformation du système judiciaire au Venezuela ».

Selon Rodríguez, la réforme vise à modifier l'article 8 afin que cinq chambres du TSJ (Chambre politico-administrative, Cassation civile, Cassation pénale, Cassation sociale et Chambre électorale) disposent chacune de cinq magistrats, soit deux de plus qu'actuellement ; et que la Chambre constitutionnelle comptera sept membres au lieu de cinq.

La réforme, qui doit encore faire l'objet d'une deuxième discussion, coïncide avec le processus parlementaire de sélection de nouveaux magistrats pour pourvoir les postes vacants générés par les démissions et les départs à la retraite au sein de la Haute Cour.

Photographie d'archives de l'entrée principale du siège de la Cour suprême de justice (TSJ) du Venezuela, à Caracas (EFE/Cristian Hernández)

Le député d'opposition Tomás Guanipa a protesté au nom du bloc parlementaire Libertad, soulignant que celui-ci avait reçu le projet de loi à 13h15, un peu plus d'une heure avant la séance prévue à 14h30. (18h30 GMT).

En avril, la présidente en charge du Venezuela, Delcy Rodríguez, a formé une commission pour la Grande Consultation sur la réforme de la justice pénale, dans le but de vaincre les « maux qui persistent » dans le système judiciaire, marqué par les lenteurs procédurales et la corruption.