Face au blocus de son pétrole, le dictateur Nicolás Maduro a déclaré que la nourriture serait la nouvelle source de devises du Venezuela

Maduro a déclaré que les exportations alimentaires seraient la nouvelle source de devises pour le Venezuela

Le dictateur du Venezuela, Nicolás Maduro, a annoncé que les exportations alimentaires seraient « la nouvelle source de richesse nationale en devises étrangères ». Cette déclaration a été faite alors que les tensions persistent en raison de la présence militaire américaine dans les Caraïbes et après la confiscation de deux navires chargés de pétrole brut vénézuélien.

Lors d'une visite dans une commune agro-productive de Caracas, transmise par Télévision vénézuélienne (VTV)Maduro a affirmé que le pays aspire à devenir « une grande puissance exportatrice de produits alimentaires ».

Selon le dictateur, il faut produire une alimentation « pure, sans produits chimiques qui nous rendent malades, et 100 % biologique » car « le monde exige une alimentation biologique ».

Maduro a souligné le travail des organisations communautaires dans la production agricole dans les conucos (vergers) et a assuré que le pays est prêt à assumer ce rôle. « Le monde entier va nous remercier et ils vont nous retirer (la nourriture) des mains, et cela va devenir la nouvelle source de richesse nationale en devises étrangères », a-t-il indiqué.

Le pétrole reste la principale ressource du Venezuela, même si l'industrie connaît des difficultés suite à l'annonce du président américain Donald Trump de bloquer tous les pétroliers sanctionnés entrant et sortant du pays, ce qui a conduit à la saisie de deux navires.

Maduro a qualifié ces confiscations de « piraterie » et a déclaré que le contexte actuel, marqué par la pression des États-Unis, constitue un « test » pour le pays pour évoluer vers une économie moins dépendante du pétrole.

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Depuis août, Washington maintient un déploiement aéronaval dans le sud des Caraïbes, à proximité des eaux vénézuéliennes, avec pour argument la lutte contre le trafic de drogue dans la région, tandis que Caracas l'interprète comme une « menace » et une tentative de forcer un changement de régime.

Trump a affirmé lundi avoir parlé « très récemment » avec Maduro, mais a noté que la conversation n'avait pas contribué à réduire la pression de Washington, notamment l'attaque de mercredi contre un quai prétendument utilisé par des trafiquants de drogue.

Jusqu’à présent, les autorités du régime vénézuélien n’ont fait aucune déclaration sur l’attaque évoquée par le président américain.