Les institutions sollicitent la collaboration des citoyens à travers des canaux anonymes et favorisent l'activation de plans de prévention après avoir détecté des cas récents qui ont provoqué la fermeture d'écoles et la mobilisation de la police au Guatemala.

La Police Nationale Civile (PNC) du Guatemala a adopté une politique de tolérance zéro contre la diffusion de messages suggérant d'éventuels événements violents, en particulier le défi « Shooting Tomorrow », qui est devenu viral sur les réseaux sociaux et a été détecté dans différents centres éducatifs du pays. L'institution cherche à protéger les étudiants et à éviter la panique collective provoquée par ces messages, qui commencent généralement comme des plaisanteries, mais représentent un risque réel pour la sécurité des communautés scolaires, comme le rapporte la PNC dans son communiqué officiel.

Au-delà de la peur psychologique, l'Unité de Prévention Communautaire de la Violence (UPCV) a souligné que la viralisation de phrases telles que « tirez demain », écrites sur des tableaux noirs, des murs ou des affiches, peut générer la mobilisation des forces de police, la fermeture temporaire des établissements d'enseignement et de graves problèmes juridiques tant pour ceux qui les promeuvent que pour leurs familles. Semer la panique dans l'opinion publique est un crime puni par la législation guatémaltèque, a souligné l'UPCV.

La PNC a indiqué que des enquêtes sont en cours de la part de ses unités de renseignement et du Département de cybercriminalité, dans le but d'identifier ceux qui créent et diffusent ces messages alarmistes. L'institution a durci sa position, assurant que la répétition de ce type de comportement ne sera pas tolérée et que chaque cas sera suivi jusqu'à ce que les responsables soient identifiés. Ils ont souligné que ces événements, même s'ils sont présentés comme des plaisanteries, peuvent être utilisés par le crime organisé comme diversion pour faciliter des activités illicites ou submerger les services d'urgence.

Le communiqué rappelle l'impact réel de ces fausses alertes : « Ces pratiques saturent les services d'urgence, compromettant l'attention aux situations réelles », un effet qui contribue au climat d'insécurité dans les communautés éducatives. En outre, la PNC a insisté sur l'importance pour les directeurs d'écoles, les collèges et les autorités policières de coordonner l'activation des protocoles de prévention et les réactions immédiates à tout signe d'avertissement.

Document officiel de la Police Nationale Civile du Guatemala en espagnol, montrant les logos institutionnels et un texte sur les mesures contre les menaces à la sécurité scolaire

La réponse juridique de la PNC sera rigoureuse : ceux qui participent à la création ou à la diffusion de menaces dans le cadre du défi « Shooting Tomorrow » feront face à des accusations criminelles pour avoir semé la panique dans l'opinion publique, ce qui pourrait déclencher des poursuites judiciaires. Dans le cas de mineurs, la responsabilité civile incombera aux parents ou tuteurs légaux, qui pourraient se voir imposer des sanctions supplémentaires. L'expulsion immédiate des étudiants impliqués dans ce type d'incident est également envisagée.

Ces faits ne sont pas hypothétiques. Dans la zone 2 de Jalapa, un établissement privé a enregistré un message sur le mur d'une salle de bain annonçant : « Tir le 23/40/26 avec première convocation ». Cet événement a déclenché l'alarme sur la possibilité d'une attaque armée le jeudi 23 avril, qui a activé les protocoles de sécurité de l'école en coordination avec la Police Nationale Civile et le Ministère Public.

Officier guatémaltèque de la PNC en uniforme, pointant du doigt devant lui dans une salle de classe avec des étudiants et des casiers. Texte sur l'alerte de défi viral « Shooting Tomorrow ».

La PNC et l'UPCV ont réitéré l'urgence pour la communauté et les citoyens de collaborer en fournissant des informations de manière anonyme aux numéros 110 et 1510. Elles considèrent ces canaux essentiels pour agir rapidement en cas d'alerte. Tant la Police Nationale Civile que l'Unité de Prévention Communautaire de la Violence soulignent que ceux qui génèrent ou diffusent ces messages alarmants renforcent l'insécurité et peuvent commettre des délits punis par la loi.

Le communiqué de la Police Nationale Civile concluait : « La sécurité des enfants et des jeunes guatémaltèques n'est pas négociable », réaffirmant l'engagement de l'institution à agir avec fermeté contre les menaces qui perturbent la tranquillité et l'intégrité des communautés éducatives.