Après l'annonce du régime, les proches des prisonniers politiques vénézuéliens espèrent que les libérations auront lieu

Plusieurs familles de personnes détenues pour des raisons politiques au Venezuela ont exprimé jeudi leur attente de la possible libération d'un nombre considérable de prisonniers politiques, après que Jorge Rodríguez, président du Parlement, a annoncé la libération imminente de citoyens vénézuéliens et étrangers.

La militante Margareth Baduel, membre du Comité pour la liberté des prisonniers politiques, a exprimé que l'objectif des membres de la famille est que la mesure ne se limite pas à un petit groupe.

Margareth Baduel (à droite)

Baduel a déclaré : « Demandons à Dieu qu’il s’agisse réellement d’une libération massive et complète, et l’idéal est qu’elle ne soit pas réduite à un seul groupe, mais que les prisons soient ouvertes à tous. » Jusqu'à présent, ni les gardiens de la prison ni les autorités n'ont fourni de listes ou d'informations précises sur les noms de ceux qui pourraient être libérés.

Rodríguez avait précédemment confirmé la libération d'un nombre important de Vénézuéliens et d'étrangers, sans préciser le nombre ni le profil des personnes libérées.

La portée internationale de la nouvelle s'est amplifiée après la confirmation du chancelier espagnol, José Manuel Albares, qui a indiqué dans une interview avec RTVE que « tout indique qu'il inclut également des citoyens espagnols » parmi les personnes libérées.

José Manuel Albares a confirmé

Par la suite, le ministère espagnol des Affaires étrangères a précisé dans un communiqué que cinq Espagnols, dont un citoyen ayant la double nationalité, ont été libérés à Caracas et sont assistés par l'ambassade pour leur retour.

De son côté, le président américain Donald Trump a annoncé mardi la « fermeture d'une chambre de torture » dans la capitale vénézuélienne, dans le contexte des pressions exercées sur l'administration actuellement dirigée par Delcy Rodríguez, suite à la capture du dictateur Nicolas Maduro et de Cilia Flores par les troupes américaines.

Donald Trump a annoncé la fermeture

Les données du Forum Pénal indiquent que jusqu'au 29 décembre, il y avait 863 prisonniers politiques au Venezuela, la majorité arrêtés après les élections présidentielles du 28 juillet 2024.

Le panorama régional a été marqué par les demandes répétées de l’opposition vénézuélienne et des organisations internationales pour la libération des prisonniers politiques.

L'incertitude persiste parmi les membres des familles, puisqu'ils n'ont pas reçu d'informations officielles sur l'évolution des libérations.