La République dominicaine a franchi une étape formelle vers une éventuelle intégration dans le « club des pays développés » en signant un protocole d'accord avec l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
L'accord a été signé à Paris, en présence du président dominicain Luis Abinader, et représente le début d'une collaboration qui pourrait ouvrir la voie à une éventuelle candidature à l'adhésion.
Le mémorandum, signé par le ministre dominicain des Affaires étrangères, Roberto Álvarez, et le secrétaire général de l'OCDE, Mathias Cormann, établit un cadre de coopération qui cherche à soutenir les réformes du pays des Caraïbes et son alignement sur les normes internationales. L'événement a eu lieu au siège de l'OCDE lors du Forum sur l'intégrité et la lutte contre la corruption.
L'initiative vise à renforcer les politiques publiques dominicaines et à promouvoir l'échange de bonnes pratiques. Parmi les axes de travail figurent la croissance économique, l'éducation, la gouvernance, la gestion environnementale et la dimension régionale.
Selon des sources de l'OCDE, le texte signé est considéré comme l'un des accords de coopération « les plus ambitieux » que l'organisation ait signés avec l'Amérique latine.
L'objectif central est de soutenir la transformation institutionnelle de la République dominicaine et de faciliter son intégration dans les instruments juridiques de l'OCDE, même si pour l'instant aucun processus d'accès formel n'a été ouvert.
Le mémorandum comprend également un engagement à promouvoir la participation dominicaine dans les organes de l'organisation et à soutenir son alignement sur les meilleures pratiques internationales.
Les autorités dominicaines ont souligné que cet accord constitue « une première étape » vers une future adhésion, même si l'OCDE a précisé que ce scénario n'est pas encore envisagé.
Actuellement, huit pays sont en passe d’adhérer à l’OCDE, dont trois pays d’Amérique latine : le Brésil, l’Argentine et le Pérou. En parallèle, l'organisation maintient des accords récents avec d'autres pays de la région, comme le Paraguay, et prévoit d'en formaliser un avec le Panama dans les semaines à venir.
En 2025, l'OCDE a approuvé un cadre d'action spécifique pour l'Amérique latine, reconnaissant l'importance stratégique de la région et promouvant les relations bilatérales avec ses nations.
L'accord avec la République Dominicaine s'inscrit dans cette politique et vise à faciliter l'adoption de normes qui renforcent son institutionnalité et sa compétitivité.
L'OCDE compte actuellement 38 membres, dont quatre latino-américains : le Mexique, le Chili, la Colombie et le Costa Rica.
Le protocole d'accord envisage cinq domaines principaux de collaboration : la croissance économique, l'éducation, la gouvernance, la gestion environnementale et la dimension régionale.

L'accord offre à la République dominicaine l'opportunité d'adhérer aux instruments juridiques de l'organisation à l'avenir et d'intensifier progressivement sa participation aux organes de l'OCDE.
La signature s'est déroulée en présence de hauts responsables dominicains, parmi lesquels le ministre de la Présidence, José Ignacio Paliza, le ministre de l'Éducation, Luis Miguel De Camps, et la directrice de l'éthique et de l'intégrité gouvernementale, Milagros Ortiz Bosch.
Avec cette mesure, la République dominicaine cherche à consolider un programme de modernisation institutionnelle et à profiter de la coopération internationale pour améliorer ses politiques publiques.
En résumé, la République dominicaine entame une étape de coopération étroite avec l'OCDE. Le mémorandum signé à Paris jette les bases du renforcement de ses politiques publiques et de son alignement sur les normes internationales, même si une adhésion complète reste une possibilité à long terme.