Le président du Costa Rica, Rodrigo Chaves, a publiquement reconnu ses regrets pour les décisions clés de son administration, notamment la nomination de Luis Amador au poste de ministre et la recherche d'accords avec les dirigeants politiques. Dans des déclarations récentes, le président a remis en question sa tentative de maintenir le dialogue avec des personnalités telles que Rodrigo Arias, Gloria Navas et Patricia Solano, qu'il a accusé de ne pas respecter ses engagements et de bloquer les initiatives contre le crime organisé.
Selon Chaves, son plus grand mécontentement vient du fait qu'il n'a pas rendu compte dès le début de son mandat des conditions dans lesquelles il a reçu la Maison présidentielle. Le président a expliqué que les installations présentaient des déficiences structurelles, des problèmes d'hygiène et un désordre administratif. « Ils nous ont tendu la maison présidentielle comme un hamac, regardez les tapis. Il y a eu une fuite, non ? Des puces, il a fallu fumiger », a-t-il déclaré lors de son discours.
Le président a regretté de ne pas avoir pris des décisions plus énergiques dès le premier jour, soulignant qu'il était resté silencieux par respect pour la culture politique costaricienne. « Je regrette de ne pas avoir pris la décision de récupérer le bateau plus tôt », a-t-il ajouté. Chaves a également exprimé sa frustration d'avoir passé près d'un an à négocier avec les législateurs, au lieu de promouvoir des actions directes contre le trafic de drogue et le crime organisé.

En avril 2023, le président a demandé à son cabinet de retirer les initiatives liées à la lutte contre la criminalité, tenant l'Assemblée législative pour responsable des progrès en cours. « Je retire tout ce que nous présentons contre le crime organisé et le trafic de drogue et qu'ils, en tant qu'hommes et femmes, acceptent leur part », a déclaré Chaves.
Les déclarations du président reflètent un changement de position envers l'opposition et une autocritique de la stratégie politique adoptée au cours des premiers mois de son administration. Le président a insisté sur le fait que le temps perdu dans le dialogue et les négociations limitait la capacité de son gouvernement à répondre avec plus de force aux défis de sécurité intérieure. Ces déclarations sont faites dans les dernières apparitions de Chaves, puisque le 8 mai Laura Fernández prend ses fonctions. Le nouveau président arrive au pouvoir dans un contexte d'attentes quant aux changements des politiques sociales et économiques, ainsi qu'à la gestion des relations avec les secteurs traditionnellement marginalisés dans le processus politique.
Inauguration présidentielle
L'ordre du jour de la séance solennelle comprendra la remise de l'écharpe présidentielle, la prestation de serment de la présidente et la présentation de son premier message officiel. Au cours de l'événement, des mots de bienvenue des représentants du pouvoir législatif et l'interprétation de l'hymne national par l'Orchestre Symphonique National sont attendus.

Le dispositif de sécurité de la journée impliquera la Force Publique, la Police de la Circulation et les organismes de protection civile, afin de garantir le déroulement ordonné de l'événement. Les autorités recommandent aux participants d'arriver tôt et de conserver une pièce d'identité officielle à portée de main pour accélérer les contrôles d'accès.
L'investiture présidentielle de Laura Fernández Delgado marquera le début d'un nouveau cycle politique au Costa Rica, caractérisé par l'ouverture institutionnelle et la participation citoyenne aux événements officiels d'importance nationale.