La Police Nationale ferme un laboratoire clandestin d'alcool frelaté en République Dominicaine

Les autorités ont mené une opération qui a permis de localiser un centre caché où étaient produites des boissons illégales, résultat de la coopération entre différentes unités de police, et de saisir du matériel utilisé dans la production irrégulière de rhum.

Un groupe d'agents de la Police nationale de la province de Bahoruco a localisé l'un des « plus grands centres clandestins de production illicite de rhum frelaté de la région », selon le porte-parole de l'institution, Diego Pesqueira. L'opération, réalisée à Batey 6, dans la municipalité de Tamayo, a permis le démantèlement d'un prétendu « méga laboratoire clandestin dédié à la fabrication de boissons alcoolisées frelatées ».

L'intervention a été élaborée après un processus de renseignement mené conjointement par la Police Préventive et l'Unité d'Action Rapide, conformément à la Loi Générale de Santé n° 42-01 et à la Loi n° 243-68 sur les Alcools. Selon Pesqueira, les agents « occupaient 21 réservoirs métalliques et 19 gallons remplis d'un liquide jaunâtre, vraisemblablement utilisé dans la production de boissons frelatées ». Sur le site, les autorités ont trouvé « plusieurs tuyaux reliés à un ruisseau, utilisés dans le processus de fabrication illégal ».

La Police Nationale a alerté sur le danger de ces activités : « la consommation d’alcool frelaté peut provoquer de graves intoxications, voire la mort ».

Le porte-parole de la police a indiqué que, conformément aux dispositions de la réglementation en vigueur, « le centre clandestin a été immédiatement démantelé et le liquide occupé détruit sur place, dans le cadre des actions préventives menées par la Police Nationale pour faire face à ce délit et protéger la population de la région sud du pays ».

Le Ministère de l'Industrie, du Commerce et des MPME (MICM) de la République Dominicaine a demandé à la population et au secteur commercial d'intensifier la surveillance contre la vente et la distribution d'alcool frelaté pendant les fêtes de fin d'année, dans le but de maintenir à zéro les décès associés à ce crime, un record atteint sans interruption depuis 2021, comme l'a rapporté l'entité le 23 décembre 2025.

Le MICM a demandé aux consommateurs d'examiner attentivement les emballages et les scellés de sécurité avant d'acheter des boissons alcoolisées. Il mettait en garde contre les bouteilles présentant des dommages visibles, des étiquettes manipulées ou des sceaux altérés ; changements notables dans la couleur ou l'odeur du liquide ; et des prix atypiquement bas comme signes d'une éventuelle falsification, recommandant d'éviter l'achat et la consommation dans de tels cas.

Par ailleurs, l'entité a rappelé l'existence de l'application « Revísame » de la Direction générale des impôts intérieurs (DGII), développée pour vérifier l'authenticité du timbre fiscal en lisant le code correspondant.

Compte tenu de la détection d'un possible alcool frelaté, le MICM a exhorté les gens à signaler la situation à l'e-mail comercialilicito@micm.gob.do.

Le gouvernement dominicain explique comment détecter lorsqu'une liqueur est frelatée (Image fournie par le ministère de l'Industrie, du Commerce et de Mipymes).

L'intensification des opérations pendant la période de Noël 2025 répond à la décision du MICM de limiter les activités de commerce illicite dans une période de forte consommation, selon le rapport officiel. L'organisme spécialisé pour le contrôle des carburants et du commerce des marchandises (Ceccom) a renforcé le renseignement, l'inspection, la saisie et l'incinération des boissons illégales, en coordination avec la Table ronde de lutte contre le commerce illicite et d'autres institutions étatiques, dans le but d'empêcher que les produits frelatés ne mettent en danger la santé publique et l'économie nationale.