La République Dominicaine a expulsé 34 226 Haïtiens irréguliers en juin

En juin, la Direction générale des migrations (DGM) a signalé l'expulsion de 34 226 citoyens haïtiens en situation irrégulière depuis la République dominicaine. L'institution attribue ce résultat à la collaboration soutenue avec les Forces armées et la Police nationale, ainsi qu'à la coordination avec les agences de sécurité de l'État. Selon le DGM, ces actions font partie des opérations d'interdiction de l'immigration déployées dans le pays et répondent aux directives du gouvernement dominicain en matière de contrôle des frontières et de l'immigration.

Comme le rapporte l'institution de l'immigration, le bilan du premier semestre 2026 fait état d'un total de 196.321 personnes rapatriées. Depuis le 1er octobre 2024, ce nombre s’élève à 670 500 personnes renvoyées dans leur pays d’origine. L'institution souligne que ces chiffres reflètent le respect des politiques de l'État visant à renforcer les contrôles d'immigration en République Dominicaine.

Selon l'agence, les opérations se sont étendues sur tout le territoire national. Entre janvier et juin, les centres d'immigration ont déclaré avoir traité 58 942 personnes à Haina, 60 163 à Dajabón, 10 681 à Santiago, 30 502 à Elías Piña, 23 629 à Jimaní et 12 404 à Pedernales. Ces chiffres montrent l'ampleur des opérations et de la collaboration interinstitutionnelle pour faire face à la présence de migrants en situation irrégulière.

La Direction générale des migrations a indiqué que 196.321 personnes ont été rapatriées au cours du premier semestre 2026 dans le cadre de l'immigration et du contrôle des frontières. (Autorisation : Direction générale des migrations)

Par ailleurs, la DGM a fait état de la détention de 980 étrangers et de l'expulsion de 1.041 personnes en situation d'immigration irrégulière. Selon le rapport officiel, les interventions ont été concentrées dans le Grand Saint-Domingue, Santiago, Espaillat, Duarte, La Altagracia, Montecristi, Elías Piña, Pedernales, Puerto Plata, Samaná, Valverde, Independencia, Dajabón et d'autres zones identifiées grâce au travail d'intelligence migratoire.

Au cours de cette journée, les provinces avec le plus grand nombre d'arrestations ont été Saint-Domingue avec 102 cas, Pedernales avec 72 et Elías Piña avec 84. Les Agents de Réaction Rapide (ARR), utilisant leurs propres capacités opérationnelles, ont capturé 682 personnes, tandis que la Direction Générale de l'Immigration a reçu 298 personnes référées par les forces militaires et policières.

L'institution a assuré qu'elle continuerait à travailler en coordination avec les organisations internationales liées aux droits de l'homme, dans le but de protéger la dignité des personnes pendant les processus de migration. Selon le DGM, « toutes les actions sont menées dans le cadre de paramètres juridiques et dans le strict respect de la protection des droits fondamentaux des migrants ».

Trois hommes, vus de dos, portant des chemises à manches courtes et des sacs à dos. Ils marchent le long d’un chemin de terre avec des murs métalliques en arrière-plan.

Le renforcement des contrôles d'immigration et l'exécution d'opérations d'interdiction ont été classés par la Direction générale des migrations comme une priorité de l'administration actuelle. La collaboration entre la DGM, les Forces Armées et la Police Nationale intervient dans un contexte de défis croissants dans la gestion des flux migratoires, notamment à la frontière avec Haïti.

L'agence de l'immigration a réitéré son engagement à maintenir la surveillance dans les zones identifiées comme routes de transit et concentrations de migrants irréguliers. L'institution a affirmé que les procédures sont réalisées dans le strict respect des lois nationales et des accords internationaux signés par la République Dominicaine.