Le président Mulino annonce la création d'une nouvelle prison à sécurité maximale au Panama

Le président a indiqué que la nouvelle prison à sécurité maximale cherchera à isoler les dirigeants des organisations criminelles, qui continuent d'ordonner des crimes depuis les centres pénitentiaires, selon les autorités. Mulino n'a pas précisé le lieu, le coût ou la date de début de la construction.

Gros plan sur les mains menottées d’une personne entre les barreaux d’une cellule. On voit un bras tatoué et des vêtements légers.

Le gouvernement a qualifié ces actions de « plan de force majeure » compte tenu de la situation actuelle. L'objectif principal est de contenir le pouvoir des gangs et de limiter leur influence tant dans la rue qu'à l'intérieur des prisons.

Le système pénitentiaire du Panama est administré par la Direction générale du système pénitentiaire (DGSP), sous la juridiction du ministère du Gouvernement. Son cadre juridique est basé sur l'article 28 de la Constitution politique et la loi 55 de 2003, qui exigent que les principes de sécurité, de réhabilitation et de défense sociale soient la base de la gestion pénitentiaire. L'institution traverse un profond processus de restructuration après avoir été déclarée en état d'effondrement par le gouvernement.

Deux mains menottées accrochées aux barreaux de la prison. Un fond sombre avec une fenêtre rectangulaire lumineuse floue.

Le système est confronté à une surpopulation critique. Les centres pénitentiaires hébergent environ 24 000 personnes privées de liberté, ce qui implique une surpopulation de 35 %. Les défaillances en matière de sécurité ont été évidentes en juin 2026, lorsque 195 détenus se sont évadés en masse du centre pénitentiaire de La Joyita, révélant ainsi de graves faiblesses dans les contrôles internes.

Les autorités confirment que depuis la prison, les chefs de gangs liés au trafic de drogue conservent la capacité de coordonner homicides et extorsions, facilitée par l'entrée illicite de téléphones portables. En réponse, la ministre du Gouvernement, Dinoska Montalvo, a encouragé le licenciement et la poursuite des fonctionnaires impliqués dans des actes de corruption et de complicité au sein du système.