La criminalité frappe les transports au Honduras : une autre entreprise cesse ses activités

La société interurbaine Transportes Lila a annoncé la fermeture pour une durée indéterminée de ses opérations à partir de ce mercredi 22 juillet 2026, une décision qui montre une fois de plus l'impact de la violence sur le secteur des transports au Honduras.

L'entreprise, qui a assuré pendant des années la route entre Tegucigalpa et Marcala, La Paz, a annoncé que son terminal situé à Comayagüela resterait fermé jusqu'à nouvel ordre. Selon l'administration, les menaces et le climat d'insécurité ont rendu la continuité du service insoutenable.

La fermeture affecte les employés, les chauffeurs, les usagers et les familles qui dépendaient quotidiennement de cet itinéraire pour voyager entre la capitale et différents points du département de La Paz.

Dans un communiqué, l'administration a indiqué que la mesure a été adoptée pour protéger la vie et l'intégrité de ses collaborateurs, de leurs familles et de ses clients.

L'entreprise a déclaré qu'elle n'est pas disposée à exposer quiconque à une situation qu'elle considère comme hors de contrôle. Il a également souligné que l’entreprise s’est construite au fil des années grâce au travail, aux efforts et à la responsabilité.

« Nous ne sommes pas prêts à céder au crime ou à mettre en danger la vie de ceux qui font partie de cette entreprise », a déclaré l'entreprise dans une partie de son communiqué.

L'entreprise a attribué cette décision aux menaces et au climat d'insécurité. (PHOTOS : X)

Transportes Lila a également remercié le soutien des utilisateurs, amis et travailleurs, et a assuré qu'au cours de sa carrière, elle a essayé de maintenir un service basé sur l'honnêteté et l'engagement.

La suspension pour une durée indéterminée s'ajoute à d'autres épisodes qui ont touché le secteur des transports publics et interurbains du pays, où différentes entreprises ont signalé des menaces, des extorsions, des attaques et des pressions qui rendent difficile la continuité de leurs opérations.

Le cas de Transportes Lila montre encore une fois comment l'insécurité peut contraindre une entreprise à se retirer du marché, même après des années d'activité.

L'entreprise a déclaré qu'elle accordait la priorité à la vie des employés et des passagers. (PHOTO : HRN)

La décision laisse également un nouvel itinéraire dans l'incertitude et augmente l'inquiétude des passagers qui dépendent de ces unités pour étudier, travailler, effectuer des démarches ou rendre visite à leurs familles.

L’entreprise avait déjà été confrontée à des épisodes de violence les années précédentes. En février 2020, l'un de ses bus a été abattu alors qu'il était garé devant les installations de l'entreprise à Tegucigalpa.

À cette occasion, une femme a tiré sur l'unité, un événement qui a suscité la peur parmi les employés et les utilisateurs et a contraint l'entreprise à suspendre temporairement ses opérations.

Six ans plus tard, Transportes Lila arrête à nouveau le service, mais cette fois sans fixer de date pour un éventuel redémarrage des activités.

Transportes Lila avait déjà suspendu ses opérations après une attaque en 2020. (PHOTO : HRN)

La fermeture laisse de nombreux passagers sur la route Tegucigalpa-Marcala sans l'une de leurs options de transport habituelles.

Jusqu’à présent, l’entreprise n’a pas indiqué si elle envisageait de rouvrir ses installations ni dans quelles conditions elle pourrait reprendre le service.

La suspension restera en vigueur indéfiniment, en attendant que les usagers et les travailleurs attendent une réponse qui permettra de rétablir une liaison importante entre la capitale et La Paz.

La situation a suscité des inquiétudes à Marcala et Comayagüela, où les passagers se sont interrogés sur les alternatives disponibles et sur l'avenir des emplois liés à l'entreprise.

L'affaire rouvre également le débat sur la capacité de l'État à garantir la sécurité des entreprises de transport et à empêcher que davantage d'entreprises ne soient contraintes de fermer leurs portes en raison de menaces ou de violences.