Au moins 49 prisonniers de droit commun sont morts entre avril et juillet 2026 au Venezuela, selon l'organisation Observatoire pénitentiaire vénézuélien (OVP). L’ONG a assuré que l’État « n’a pas rempli son obligation la plus fondamentale : protéger la vie des personnes sous sa garde ».
Selon un communiqué publié ce mardi par l'OVP, parmi les personnes décédées, 48 étaient des hommes et une femme. Le rapport indique que 47 des décès sont survenus dans des prisons et deux dans des cellules de police.
L'organisation souligne : « Derrière chaque chiffre se cache une histoire différente, mais ils convergent tous vers la même réalité : des personnes qui dépendaient absolument de l'État pour accéder à un médecin, recevoir des médicaments, passer des examens ou être transférées dans les meilleurs délais vers un centre de santé ».
L’OVP a noté que les défunts « souffraient de maladies évitables ou traitables, notamment la tuberculose, une déshydratation sévère, une diarrhée aiguë et d’autres pathologies qui n’auraient guère mis fin à leur vie s’ils avaient reçu des soins médicaux adéquats ».
Par ailleurs, l'ONG souligne : « Lorsqu'une personne décède faute de soins médicaux, l'État ne peut se limiter à enregistrer son décès : il est obligé d'expliquer pourquoi il s'est produit, qui a cessé d'agir et quelles mesures il adoptera pour éviter que ces événements ne se reproduisent ».
C'est pour cette raison que l'OVP a exhorté le parquet à ouvrir une enquête « transparente, exhaustive et impartiale » sur chaque décès, afin de déterminer les responsabilités correspondantes.
L'organisation a également exigé l'intervention immédiate du Ministère du Service Pénitentiaire et la mise en œuvre d'une prise en charge humanitaire pour raisons de santé des personnes privées de liberté dans tous les établissements pénitentiaires et centres de détention du pays.