Le président du Honduras, Nasry Asfura, a sanctionné mardi la Loi de justice énergétique, un règlement qui envisage des changements dans la structure de l'Entreprise nationale de l'énergie électrique (ENEE), des mesures pour contenir le coût de l'électricité et de nouvelles dispositions pour le fonctionnement du marché de l'énergie.
Après la sanction présidentielle, la prochaine étape sera pour le pouvoir exécutif d'envoyer le décret à l'Entreprise Nationale des Arts Graphiques (ENAG) pour publication dans le journal officiel La Gaceta, une condition qui permettra à la législation d'entrer en vigueur, conformément à la procédure établie.
L'approbation de la loi intervient à la veille de la révision tarifaire correspondant au dernier trimestre 2026. La Commission de régulation de l'énergie électrique (CREE) prévoit de publier ce mercredi 30 septembre les nouveaux tarifs qui seront en vigueur pour les consommateurs honduriens.
Le décret a été approuvé par le Congrès national le 31 août et comprend un article qui ordonne le gel du tarif de l'électricité pendant six mois, dans le but de maintenir le coût de l'énergie inchangé pendant cette période.
La législation envisage également des avantages pour les ménages ayant une consommation moindre, ainsi que des mécanismes pour régler les dettes que les municipalités entretiennent auprès de l'entreprise publique.

L'un des principaux éléments de la loi sur la justice énergétique est la disposition qui établit le gel des tarifs d'électricité pour une période de six mois, une mesure qui vise à éviter de nouvelles augmentations du prix de l'énergie pendant cette période.
La réglementation prévoit également une amnistie pour les communes des catégories C et D qui ont des obligations impayées envers l'ENEE. Dans le cas des collectivités locales aux revenus plus élevés, la possibilité de négocier le paiement de leurs dettes avec la compagnie nationale d'électricité est envisagée.
Un autre point inclus dans le décret concerne les ménages ayant une consommation électrique moindre, qui pourront accéder aux avantages prévus dans la nouvelle législation.
Ces dispositions s'inscrivent dans le cadre des mesures visant à modifier les conditions d'accès et de paiement du service électrique, tout en cherchant à répondre aux obligations financières accumulées par les différents secteurs.
Le tarif de l'électricité en vigueur entre le 1er juillet et le 30 septembre a enregistré une hausse de 12,48%, comme le prévoyait la CREE dans son précédent bilan.
Avec la sanction présidentielle et la publication prévue dans La Gaceta, on s'attend à ce que la réglementation permette d'appliquer le gel tarifaire pendant la période fixée.

La nouvelle législation envisage une restructuration de la Société nationale de l'énergie électrique, qui sera divisée en trois sociétés indépendantes chargées des domaines de la production, du transport et de la distribution d'énergie.
La séparation vise à établir des fonctions différenciées au sein du système électrique hondurien et à modifier la structure opérationnelle de l'entreprise publique, qui concentre actuellement différentes activités liées à la fourniture d'électricité.
Un autre des changements prévus est le renforcement de la Commission de régulation de l'énergie électrique (CREE), qui disposera d'une plus grande autonomie technique, budgétaire et financière pour exercer ses fonctions d'organisme de régulation du secteur.
La réglementation prévoit également la création de l'Opérateur du Système et du Marché (OSM), une nouvelle entité qui aura la responsabilité de coordonner l'acheminement de l'énergie électrique selon le critère du coût minimum, dans le but d'optimiser le fonctionnement du système.
En outre, la loi envisage la tenue d'appels d'offres internationaux pour l'achat d'énergie et le développement de nouveaux réseaux de transport, dans le but d'étendre les infrastructures et de renforcer la capacité d'approvisionnement en électricité du pays.
La loi sur la justice énergétique comprend des dispositions visant à accroître la participation des acteurs privés au marché hondurien de l'électricité, en permettant un marché libre pour les sociétés de commercialisation.
L'un des objectifs fixés est de faciliter la participation des entreprises étrangères aux projets de production et de transport d'électricité, dans le but d'étendre les infrastructures et de renforcer la capacité du système.