L'apparent rituel au rhum et aux fusils d'un gang haïtien contrastait avec la prière des soldats salvadoriens à l'intérieur d'un bus, avant de partir pour Haïti pour renforcer la recherche de quatre techniciens aéronautiques kidnappés.
Les deux séquences ont circulé sur les réseaux sociaux en pleine opération militaire annoncée par le président Nayib Bukele pour secourir des compatriotes portés disparus depuis 5 jours.
Dans la vidéo attribuée aux membres présumés du gang, apparaît un groupe d’hommes armés accompagné d’une grande quantité d’armes. L'enregistrement était lié sur les réseaux sociaux aux membres du groupe 400 Mawozo.
Un homme, identifié comme Wilson Joseph, connu sous le nom de « Lanmò San Jou » et identifié comme le chef de 400 Mawozo, tient une bouteille de rhum alors qu'il est entouré d'hommes armés d'armes longues.
Le liquide tombe sur les membres du groupe et sur certaines armes. La séquence a été présentée comme un rite de préparation, bien qu’il n’y ait aucune confirmation officielle sur sa signification.
Il n'existe également aucune information prouvant que ceux qui apparaissent dans la vidéo ont participé à l'attaque ou qu'ils détiennent captifs les quatre techniciens salvadoriens.
Sur d’autres images, des membres de gangs montrent des armes retirées de conteneurs ou de barils.
Dans un autre film, l’autre côté de ce message montre des troupes salvadoriennes à bord d’un bus en direction de l’aéroport. Les soldats accomplissent une prière collective avant de voyager.
« Entre tes mains, nous remettons notre âme, notre esprit et notre corps, Jéhovah. Nous savons et reconnaissons que tu seras là chaque jour de notre vie jusqu'à la fin, mon Dieu », dit l'un des soldats.

Les Salvadoriens ont disparu le 18 octobre, lorsque le véhicule blindé dans lequel ils voyageaient a été attaqué à Santo, un quartier de la commune de Croix-des-Bouquets, en périphérie de Port-au-Prince.
Selon les informations publiées par les Forces armées du Salvador (FAES), le groupe revenait après avoir acheté de la nourriture lorsque des hommes ont tiré sur leur camion. Le véhicule a pris feu et ses occupants ont pris la fuite. Dès la nouvelle des événements, des hélicoptères ont été déployés pour apporter leur soutien. Malgré cela, l’emplacement des soldats reste inconnu depuis lors.
Le président Nayib Bukele a affirmé que les personnes portées disparues n'étaient pas des combattants. Il a expliqué que le contingent salvadorien est composé de pilotes et de personnel technique, dont la fonction principale est d'effectuer des évacuations sanitaires au sein de la mission internationale déployée en Haïti.
Le 21 octobre, Bukele a annoncé le début d’une opération militaire pour les secourir. Le président a exigé que les gangs les livrent vivants et indemnes, et a averti qu'il y aurait une plus grande réponse s'ils ne revenaient pas dans ces conditions.

A travers un communiqué publié le 22 du même mois, la Force anti-gang haïtienne a confirmé l'arrivée d'un contingent du Salvador pour poursuivre les opérations de recherche.
Le FAES a envoyé 100 soldats des forces spéciales en Haïti pour collaborer à la localisation des techniciens, selon une source informée à l'agence AP. Tandis qu'une centaine d'autres sont partis le même jour dans la nuit, selon les données fournies à l'agence.