Le tribunal de première instance de Santa Ana a imposé une peine de 30 ans de prison à Idalia Marilú Ramírez Aldana pour le délit d'homicide aggravé contre sa fille de 16 ans, selon les informations publiées ce jeudi par le compte du Centre judiciaire. L’adolescent est décédé dans des conditions qui témoignent d’un cycle prolongé de violence et d’abandon.
Selon les informations officielles, les événements remontent au 29 mai 2019, lorsqu'Idalia Marilú a informé les autorités du décès de sa fille dans une maison située dans le canton de La Joya, district de Coatepeque, Santa Ana Este. Les premières investigations ont mis en évidence des incohérences entre la version du prévenu et les conditions observées lors de l'enlèvement du corps du mineur.
L'autopsie, demandée après de premiers doutes, a révélé que la cause du décès était liée à une malnutrition sévère et à un grave traumatisme crânien. Le rapport d'expertise a établi que la jeune femme présentait de multiples blessures compatibles avec des violences soutenues, réparties dans différentes parties du corps. Les preuves médicales documentées comprenaient des écorchures, des brûlures au premier degré aux deux pieds et des ulcères dans la région lombaire.

De son côté, l'équipe médico-légale a conclu que l'adolescent souffrait d'un syndrome métabolique sévère, caractérisé par une perte extrême de poids, de masse musculaire et de graisse corporelle. Selon le rapport détaillé des Centres Judiciaires, ces constatations renforcent l'hypothèse selon laquelle la victime a été soumise à un environnement de négligence et de violence systématique.
Lors de l'audience, les éléments de preuve comprenaient un profil criminologique de l'accusé, qui révélait des traits psychopathiques, des comportements visant à nuire à des tiers, une personnalité narcissique et une tendance à la cruauté.
De même, dans la sentence prononcée par le tribunal de première instance de Santa Ana, outre la peine privative de liberté, l'accusé a été condamné civilement dans l'abstrait. Le juge a établi qu'il appartenait au Bureau du Procureur général (FGR) d'enquêter sur l'éventuelle participation d'autres personnes. La résolution judiciaire indique que certaines des preuves trouvées suggèrent que plusieurs des blessures subies par la victime pourraient avoir nécessité l'intervention de plus d'une personne.

« Dans le jugement, le juge a ordonné de certifier ce qui était nécessaire pour que le Bureau du Procureur Général (FGR) enquête sur l'éventuelle participation d'autres personnes aux événements, en raison d'indices qui suggèrent que certaines des blessures subies par la victime auraient nécessité l'intervention de plus d'une personne », indique le récit des Centres Judiciaires.
Tandis que le tribunal a ordonné de certifier ce qui avait conduit au FGR, afin de déterminer s'il y avait des responsabilités supplémentaires dans les événements qui ont abouti à la mort de l'adolescent.
Cette condamnation constitue un précédent dans l'approche judiciaire des cas de violence domestique et de maltraitance d'enfants dans la région occidentale du pays. L'enquête et la procédure pénale se sont déroulées sous la supervision des autorités, qui ont réitéré leur engagement à clarifier les faits et à punir tous les responsables.