La Commission spéciale du Congrès national du Honduras a conclu les audiences publiques du processus de sélection des autorités du système électoral, étape préalable au renouvellement du Conseil national électoral (CNE) et du Tribunal de justice électorale (TJE), les organismes qui administrent la justice et supervisent les processus électoraux dans le pays.
Le processus a commencé avec cent un candidats, même si seuls cinquante-quatre ont passé le premier filtre technique pour passer aux entretiens publics. Parmi eux, vingt-cinq briguent une place au CNE et vingt-neuf aspirent à la CJCE.
Une fois les auditions terminées, la commission a entamé la deuxième phase du calendrier : les évaluations psychométriques et toxicologiques des candidats à la CJCE, qui seront réalisées au sein de la Division Tests de Confiance de la Direction Nationale d'Investigation et de Renseignement.
Le renouvellement des autorités électorales s'effectue dans un environnement politiquement sensible, puisque tant le CNE que le TJE jouent un rôle central dans l'organisation des élections générales, la certification des résultats et la résolution des conflits post-électoraux.

Au cours des récents processus électoraux, les deux entités ont été sous le contrôle du public en raison de conflits entre les partis, de retards dans les décisions administratives et de questions sur leur indépendance, ce qui fait de leur formation l'une des négociations clés au sein du Congrès national.
Face à ce scénario, l’actuelle commission législative a mis en œuvre une méthode de sélection plus structurée, « qui comprend des matrices d’analyse des programmes, des entretiens publics et des tests de confiance, dans le but de constituer une liste plus restreinte et techniquement étayée ».
Outre les tests psychométriques mentionnés, les sources du processus ont indiqué que sont pris en compte des facteurs tels que l'expérience en matière de droit électoral, de gestion publique, la maîtrise des réglementations constitutionnelles et la capacité à résoudre les conflits institutionnels, tous essentiels pour siéger au CNE ou à la CJCE.
Le processus a ajouté des mécanismes pour vérifier les antécédents administratifs et les éventuelles incompatibilités, s'alignant ainsi sur les normes suivies dans d'autres pays de la région dans la sélection des autorités électorales.
Le Congrès National maintient l'objectif de former une liste définitive de candidats qu'il enverra à la séance plénière législative, où aura lieu le vote final pour élire les nouveaux magistrats et conseillers électoraux.
Le Conseil national électoral est chargé de planifier, d'organiser et de superviser les processus électoraux, notamment les élections générales, primaires et municipales. Il gère également la mise à jour des listes électorales et régule le processus de vote.

Le Tribunal de Justice Electorale constitue la plus haute instance en matière de justice électorale, résolvant les contestations, sanctionnant les irrégularités et garantissant le respect de la réglementation.
Le renouvellement de ces organes s'inscrit dans un débat plus large sur les réformes du système électoral hondurien, stimulé par des processus antérieurs marqués par des controverses et des appels au renforcement de l'indépendance institutionnelle.
Divers secteurs ont proposé de consolider des procédures de sélection plus transparentes et plus techniques, avec moins de poids des intérêts politiques dans la nomination des autorités électorales.
Une fois la phase d'audience terminée et les tests de confiance en cours, le processus avance vers l'étape décisive, au cours de laquelle les filtres techniques et d'intégrité établiront la liste finale qui sera soumise au vote du Congrès national.