La justice enquête sur un deuxième homicide en 24 heures dans une prison chilienne

Le ministère public et la gendarmerie du Chili enquêtent depuis le début de cette année sur trois assassinats survenus à l'intérieur du complexe pénitentiaire de Valdivia (850 km au sud de Santiago), dont deux survenus en 24 heures, dans le même module, entre dimanche et lundi dernier.

Le premier cas remonte au 23 janvier, lorsqu'un détenu de 22 ans a été poignardé à mort lors d'une bagarre qui a éclaté dans la salle à manger du module 54 de l'établissement pénitentiaire.

Selon le sous-préfet Hugo Leal, le sujet a été « attaqué avec un sabre artisanal » et bien que l'arme du crime n'ait pas encore été retrouvée, l'auteur de l'attaque serait pleinement identifié grâce aux caméras de sécurité.

Le deuxième homicide a été enregistré dimanche vers 10h00, et la victime est un homme de 34 ans, de nationalité chilienne, qui a été retrouvé avec de multiples blessures aiguës sur le corps, également dans le module 54.

Enfin, ce lundi matin, les autorités pénitentiaires ont signalé un troisième assassinat au couteau, toujours dans le même module, la victime étant un citoyen chilien de 36 ans qui purgeait une peine pour homicide.

Le ministère public donnera des instructions

L'avocat Joaquín Ramírez, de l'Unité des flagrants délits du Parquet de Los Ríos, a souligné que ce dernier délit a été « immédiatement signalé au ministère public par la Gendarmerie », ordonnant « une enquête à la Brigade des Homicides (BH) de la Police Investigatrice (PDI) de Valdivia pour clarifier les faits et identifier le ou les auteurs », selon ses propos. Méganews.

La gendarmerie chilienne, quant à elle, a indiqué avoir ouvert des procès-verbaux administratifs distincts afin de déterminer les responsabilités au sein de l'établissement puisque, jusqu'à présent, aucun détenu n'a été enregistré alors que les procédures se poursuivent à l'intérieur de la prison.

Enfin, le procureur Ramírez a assuré qu'il chargerait le Service Médical Légal (SML) de procéder aux deux dernières autopsies conformément au Protocole du Minnesota, le guide international de l'ONU qui régit les enquêtes sur les décès survenus en détention par l'État.