La police guatémaltèque arrête « Big Lips » sur ordre d’extradition des États-Unis

La Police nationale civile (PNC) du Guatemala a signalé l'arrestation de John Nunez, également connu sous le nom de « Big Lips » et sous d'autres pseudonymes, accusé par les autorités américaines d'être responsable de plusieurs crimes graves. L'arrestation a eu lieu dans la 1ère Avenue 2-08, zone 1 de Fraijanes, dans le cadre d'une opération menée par la Sous-direction Générale d'Analyse de l'Information Anti-Stupéfiants (SGAIA-PNC). Selon l'institution, Nunez est le 20ème extradé capturé sur le territoire guatémaltèque ces derniers mois.

Selon les informations officielles, John Nunez, 34 ans, possède la double nationalité américaine et guatémaltèque. Son arrestation fait suite à un ordre d'extradition émis par les autorités américaines pour au moins neuf chefs d'accusation, dont meurtre, usage et port illégaux d'armes, voies de fait graves et complot. Parmi les accusations, il est accusé du meurtre de Devin Burney, d'agression contre Ariana Wilcox avec une arme dangereuse et d'agression contre un policier avec un véhicule à moteur. En outre, il fait face à des accusations liées au port et au déchargement d’armes à feu sans permis, ainsi qu’à un complot en vue de commettre des violences armées.

L'ambassade des États-Unis au Guatemala a précisé que, même si la capture d'une personne extradable représente une avancée significative, les procédures judiciaires locales peuvent prolonger le transfert effectif des détenus vers le territoire des États-Unis. La résolution par les juges guatémaltèques peut prendre des semaines, voire des mois, en raison de la complexité des processus et de la garantie des droits légaux de l'accusé. Il a indiqué que cette dynamique judiciaire a fait l'objet d'analyses dans le cadre de la coopération bilatérale en matière de justice pénale.

John Nunez, de nationalité américaine et guatémaltèque, fait face à une ordonnance d'extradition pour au moins neuf chefs d'accusation, dont meurtre et complot. (Avec l'aimable autorisation : Photo d'Acrchivo)

Avec l'arrestation de Nunez, on compte désormais 20 personnes extradables récemment capturées au Guatemala. Sur ce total, 12 sont liés à des délits liés au trafic de drogue et 8 à des délits tels que le blanchiment d'argent, le soutien à des organisations terroristes étrangères ou des crimes violents. Selon les données fournies par l'ambassade des États-Unis, la majorité des ordonnances d'extradition gérées par ce pays d'Amérique centrale correspondent à des accusations fédérales pour trafic de drogue, bien que des cas de blanchiment d'argent et de délits à fort impact soient également inclus.

Parmi les cas récents, se distingue l'extradition, réalisée le 30 janvier 2026, d'Adelfo Federico Valdés Santos, Pedro Pablo Oliva Catalán et Kelvin David Berón Ramírez vers le district oriental du Texas, où ils font face à des accusations fédérales de trafic de drogue et de blanchiment d'argent. La coopération des autorités guatémaltèques a souligné l'importance du renforcement des mécanismes d'extradition pour lutter contre la criminalité transnationale organisée.

La participation du SGAIA-PNC a été déterminante dans la capture des personnalités identifiées par la justice internationale, ce qui, selon l'ambassade des États-Unis au Guatemala, reflète une politique active du pays dans la lutte contre le crime organisé. « La coopération internationale est essentielle pour relever ces défis. » Les autorités guatémaltèques entretiennent des contacts permanents avec les agences fédérales américaines pour garantir le bon traitement des dossiers d'extradition.

John Nunez restera sous la garde des autorités guatémaltèques pendant que se déroulera la procédure judiciaire correspondante. Les prochaines étapes dépendront des décisions adoptées par les tribunaux locaux et de la documentation présentée par les autorités américaines pour formaliser la demande d'extradition.