La République dominicaine établit de nouveaux contrôles pour le transfert des contrats d'État à partir du 6 juillet

Le Bureau du Contrôleur de la République dominicaine a publié une circulaire qui régira le transfert des contrats de travaux, de biens et de services de l'État à partir du 6 juillet 2026. La mesure établit de nouvelles exigences d'enregistrement, de paiement et de vérification pour ces opérations dans les institutions publiques couvertes par la loi n° 10-07.

La disposition exige que les cessions soient enregistrées via un avenant au contrat original dans le système de procédure régulière structurée, contrat TRE, pour identifier les montants attribués, les soldes impayés, les garanties actuelles et les responsabilités de chaque partie. Les déblocages de paiement doivent également être enregistrés dans le Système Intégré de Gestion Financière, Sigef, au nom du bénéficiaire correspondant.

La mesure a été formalisée par le Contrôleur général de la République Geraldo Espinosa par la circulaire IN-CGR-CIR-2026-0005. Selon le Bureau du Contrôleur, les directives techniques couvrent l'enregistrement, la traçabilité, la transparence et la gestion financière de ces missions contractuelles.

Le champ d'application du règlement comprend les ministres, les directeurs généraux, les chefs des institutions décentralisées, autonomes et de sécurité sociale, ainsi que toutes les entités incluses dans la loi n. 10-07. La disposition répond aux nouvelles actions incluses dans la loi no. 47-25 du Marché Public.

Marteau en bois sur documents avec rubans rouges, devant une pancarte du Contrôleur général de la République dominicaine et deux drapeaux nationaux.

L'un des axes de la circulaire est l'exigence d'un contrat tripartite établissant une responsabilité solidaire devant l'État entre l'institution contractante, le bénéficiaire initial, identifié comme cédant, et le cessionnaire. Il établit également la procédure d'inscription et de paiement qui correspond à chacune des parties.

Espinosa a soutenu que la mesure cherche à organiser un processus qui présentait jusqu'à présent des lacunes administratives. « La circulaire représente une étape importante pour garantir que les attributions de contrats sont exécutées selon des critères techniques clairs et avec des mécanismes permettant de suivre chaque opération depuis son origine jusqu'à son achèvement. »

L'entité adjudicatrice doit vérifier avant d'autoriser la mission que le cessionnaire remplit les mêmes conditions techniques, juridiques et financières requises dans l'attribution initiale. Vous devez également confirmer que ce cessionnaire est enregistré comme bénéficiaire au Sigef.

La circulaire prévoit également que chaque transfert est conforme aux conditions de l'article 151 de la loi no. 47-25, qui limite cette procédure aux cas exceptionnels et aux cas d'intérêt général. Cette même règle interdit la cession dans certains types de contrats et à certains stades d'exécution.

Deux mains sur un document officiel avec l'en-tête "Contrôleur général de la République dominicaine"une loupe, un stylo et des papiers.

Avant d'autoriser une mission, les établissements doivent préparer un rapport technique qui la justifie et détaille la situation financière et physique du contrat. Ce document servira de base pour déterminer si le transfert est conforme aux exigences légales et administratives.

La circulaire autorise également les établissements à conclure des avenants individuels tant avec le cédant qu'avec le cessionnaire, toujours dans les limites fixées par la législation en vigueur. Ces avenants doivent maintenir la proportionnalité des sommes provenant du transfert.

Un autre point central est le traitement des garanties. Le Bureau du Contrôleur prévoit que ceux requis par la loi no. 47-25 doit être assumé par le cessionnaire dans la proportion correspondant au montant transféré, afin de préserver la protection de l'intérêt public tout au long de l'exécution contractuelle.

Espinosa a déclaré que le nouveau système vise à corriger les échecs de contrôle dans la gestion publique. « Ces mesures permettent d'éviter la duplication des registres, de corriger les lacunes des processus administratifs et de renforcer la transparence des opérations de l'Etat. Chaque transfert doit être clairement reflété dans les systèmes financiers, garantissant des informations fiables pour la prise de décision et la responsabilisation. »

La circulaire s'appliquera à toutes les cessions de contrats signées à compter du 6 juillet 2026. Les cessions formalisées avant cette date continueront d'être régies par la réglementation en vigueur au moment de leur signature. Le texte a été publié sur le site Internet du Contrôleur pour faciliter sa connaissance et sa mise en œuvre dans les organismes publics.