L'ambassade américaine en Haïti a annoncé l'arrivée de navires de guerre dans le pays dans un contexte d'instabilité politique

Des navires de guerre américains sont arrivés en Haïti, a rapporté mardi l'ambassade américaine dans ce pays des Caraïbes, en pleine offensive contre les gangs et dans un scénario d'instabilité politique.

Selon un message publié par l'ambassade des États-Unis en Haïti sur le réseau social

Dans le même communiqué, le siège diplomatique a souligné que « leur présence reflète l'engagement ferme des États-Unis en faveur de la sécurité, de la stabilité et d'un avenir meilleur pour Haïti ».

L’opération « Southern Spear » a été annoncée en novembre par Hegseth et fait partie du déploiement de navires de guerre et d’avions militaires américains en Amérique latine. Selon Washington, cette opération vise à lutter contre les navires utilisés pour le trafic de drogue par des cartels qualifiés de « narcoterroristes ».

Les navires américains arrivés dans la baie de Port-au-Prince, parmi lesquels l'USS Stockdale, font partie de la flotte envoyée par les États-Unis dans les Caraïbes dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, selon les informations officielles.

L'arrivée des bateaux intervient dans un moment de fortes tensions politiques en Haïti. Le pays traverse de nouvelles turbulences à quelques jours de la fin officielle du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), l'instance dirigeante, dont le mandat s'achève le 7 février.

Le navire américain USCGC Stone

Haïti, considéré comme le pays le plus pauvre du continent américain, est confronté depuis des années à une situation marquée par la violence des gangs criminels. Ces organisations commettent des meurtres, des viols, des pillages et des enlèvements, selon la description figurant dans le texte.

Dans ce contexte, les États-Unis ont récemment annoncé de nouvelles restrictions de visa visant de hauts responsables haïtiens, notamment des membres du CPT, accusés de soutenir des gangs opérant sur l'île des Caraïbes.

Le déploiement de navires militaires américains intervient alors que le pays entretient un climat d'insécurité persistant et une structure politique de transition proche de sa date d'expiration officielle, sans que le texte publié n'exige de changements institutionnels ultérieurs.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) a prolongé à l'unanimité pour un an le mandat du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (Binuh), dans un contexte où la violence des gangs armés et la détérioration institutionnelle dominent la situation locale.

Le nouveau mandat, rédigé par le Panama et les États-Unis, vise à renforcer le travail du bureau dans un scénario politique et sécuritaire que les autorités qualifient de complexe.

Le Conseil de sécurité de

Le représentant panaméen Ricardo Moscoso a souligné que le texte cherche à équilibrer le soutien au processus politique et électoral avec le soutien au système judiciaire. En ce sens, il a expliqué que la prolongation du mandat renforcera « le désarmement des gangs et leur réintégration, ainsi que la protection des droits de l’homme ».

Pour sa part, la représentante américaine Jennifer Locetta a souligné que la priorité est de stopper les bandes armées « avec un leadership fort et le soutien du peuple haïtien ». En outre, il a souligné l'importance d'aider les autorités du pays des Caraïbes à organiser des élections permettant une « représentation inclusive ».