L'armée de la République Dominicaine intercepte un camion transportant des Haïtiens sans papiers et arrête un Dominicain

Ces dernières heures, l'Armée de la République Dominicaine (ERD) a consolidé une offensive stratégique contre les réseaux illicites de trafic d'êtres humains dans la région nord-ouest du pays.

Grâce à des opérations de renseignement et à des patrouilles terrestres, les autorités ont réussi à démanteler une tentative de transfert d'immigrés sans papiers dans la province de Valverde et à démanteler un immense centre de collecte à Dajabón, réaffirmant ainsi la politique de « tolérance zéro » face à la migration irrégulière.

Lors de la dernière opération menée dans la municipalité de Mao, province de Valverde, des militaires ont intercepté un camion Daihatsu blanc, modèle Delta, alors qu'il circulait dans la rue Duarte, près du pont de San Rafael.

Le véhicule était conduit par le citoyen dominicain Terlin de Jesús Peña Pérez, qui, après s'être rendu compte de la présence des unités de l'ERD, a tenté d'effectuer des manœuvres d'évasion pour échapper à l'encerclement militaire. Après une intervention rapide, les militaires ont réussi à arrêter l'unité, trouvant à l'intérieur sept ressortissants haïtiens (cinq hommes, une femme et un mineur) qui n'étaient pas en possession de papiers légaux pour rester sur le territoire dominicain.

Le chauffeur et les étrangers ont été emmenés au 4e quartier général. Brigade d'infanterie ERD, où les processus rigoureux ont commencé pour traduire en justice le citoyen dominicain pour violation présumée des lois sur la traite des êtres humains, tandis que les étrangers ont été remis aux autorités de l'immigration.

Des membres de l'Armée de la République Dominicaine ont intercepté un camion à Mao, province de Valverde, qui transportait plusieurs sans-papiers de nationalité haïtienne. La vidéo montre le moment où les agents ouvrent le véhicule et font descendre les individus.

Ce coup porté à la traite des êtres humains s'ajoute à une opération réussie menée quelques jours auparavant, le 27 avril, dans la province frontalière de Dajabón. A cette occasion, l’Armée a eu recours à des technologies de pointe, notamment en déployant des drones dès le 10. Bataillon d'infanterie, pour localiser une ferme qui servait de centre de collecte.

Chiffres de l’opération à Dajabón :

  • Total des détenus : 49 ressortissants haïtiens.
  • Composition : 33 hommes, 7 femmes et 9 mineurs.
  • Statut de propriété : Appartenant à un citoyen absent du pays, utilisé par les mafias locales pour cacher les étrangers avant de les distribuer dans les grandes villes.

Lors de cette intervention, les responsables du bien ont réussi à fuir vers les zones boisées après avoir détecté le survol des drones, laissant les étrangers livrés à leur sort. Cette découverte met en évidence une modalité criminelle croissante : l’utilisation des propriétés rurales comme « points d’attente » pour échapper aux contrôles sur les routes principales.

Un groupe de 49 ressortissants haïtiens a été arrêté par des membres de l'Armée dominicaine lors d'une opération dans un centre de collecte d'immigrés sans papiers à Dajabón, dans le cadre des actions de contrôle des frontières.

Les arrestations d'étrangers en situation irrégulière et de citoyens qui facilitent leur transport ou leur hébergement ne sont pas des actions arbitraires, mais reposent plutôt sur un cadre juridique solide conçu pour protéger la souveraineté et l'ordre public.

  1. Loi générale sur les migrations n° 285-04

Il s'agit de l'élément juridique fondamental qui réglemente l'entrée, le séjour et la sortie des étrangers en République Dominicaine.

  • Contrôle de permanence : L'article 121 habilite la Direction générale des migrations (DGM), avec le soutien de la force publique (Armée), à ​​détenir et expulser tout étranger qui ne peut prouver son statut légal.
  • Sanctions administratives : Établit les protocoles pour un rapatriement digne, garantissant le respect des droits fondamentaux, mais garantissant la sortie du territoire national.
  1. Loi n° 137-03 relative au trafic illicite de migrants et à la traite des êtres humains

Cette loi est celle qui s'applique directement aux conducteurs comme Peña Pérez ou aux propriétaires de fermes qui servent de centres de collecte.

  • Criminalisation de la traite : l'article 2 criminalise le fait de faciliter l'entrée ou le transport de personnes sans les exigences légales pour obtenir un avantage économique.
  • Sanctions : Les peines pour trafic illicite de migrants peuvent aller de 10 à 15 ans de prison et des amendes allant jusqu'à 250 salaires minimum.