La ministre de l'Énergie et des Mines, Inés Manzano, a déclaré qu'en Équateur il n'y aurait pas de coupures de courant et que le système électrique dispose d'un soutien suffisant pour répondre à la demande en 2025 et 2026, même face à des scénarios de moindre disponibilité en eau. Le responsable a maintenu cette position dans un entretien accordé au programme Du lundi au lundide Téléamazonesoù il a insisté sur le fait que la clé réside dans la gestion opérationnelle, la diversification des sources et l'incorporation progressive de nouvelles capacités de production.
Selon Manzano, le gouvernement travaille avec les informations techniques de l'exploitant du système et des instituts de surveillance du climat, ce qui lui permet de garantir qu'un scénario de rationnement généralisé comme celui connu les années précédentes ne se reproduira pas.
Dans son discours, la ministre a rejeté l'idée selon laquelle le pays serait au bord d'un nouveau cycle de coupures d'électricité en raison du faible niveau des eaux. Il a souligné que, contrairement à ce qui a été diffusé dans le débat public, les périodes critiques de baisse des débits ne se concentrent pas dans les premiers mois de l'année, mais vers le dernier trimestre, et qu'à ce moment-là, on s'attend à des marges d'approvisionnement plus élevées.

Manzano a défendu le rôle des centrales hydroélectriques comme axe de la matrice énergétique équatorienne et a demandé de ne pas « diaboliser » cette source, rappelant qu'historiquement elle a permis de couvrir jusqu'à 90 % de la production nationale. Selon lui, les problèmes du passé s'expliquent davantage par un manque d'investissement et de maintenance en temps opportun que par une faiblesse structurelle du modèle.
Le ministre a expliqué que l'année dernière, environ 838 mégawatts supplémentaires ont été incorporés au système grâce à la récupération des installations, à l'entrée de nouveaux projets et à la production de secours, y compris les barges et les centrales thermiques.
À cela s’ajoute la participation d’entreprises privées qui disposent de leur propre production et qui, dans le cadre de programmes volontaires et rémunérés, fournissent de l’énergie au système national. Manzano a souligné que ces mécanismes ne constituent pas des coupures secrètes ou des déconnexions obligatoires, mais plutôt des achats d'énergie pour renforcer l'offre aux moments où la demande est la plus forte. En parallèle, il a rappelé que l'Équateur maintient des interconnexions avec la Colombie et le Pérou qui permettent d'importer de l'électricité en cas de besoin, ainsi que d'exporter les excédents en période de forte disponibilité.

De ce point de vue, la position officielle est que le risque de rationnement est maîtrisé et que l’accent doit être mis sur la consolidation des projets à moyen et long terme, comme les cycles combinés au gaz et les nouvelles centrales renouvelables, qui accompagnent la croissance de la demande. Manzano a reconnu que ce type d'infrastructure ne se construit pas immédiatement, mais a soutenu que le pays se trouve déjà dans une phase de transition qui réduira la dépendance aux solutions d'urgence.
L'expert s'interroge également sur la manière dont sont communiqués les chiffres des nouvelles capacités installées, notamment dans le cas des projets photovoltaïques, et prévient que la puissance nominale n'est pas équivalente à l'énergie réellement disponible pour le système. Il a également souligné que le parc thermoélectrique existant présente des niveaux élevés d'indisponibilité en raison de son âge et que les récentes récupérations seraient insuffisantes pour couvrir un déficit qui, selon son estimation, se situe autour d'un millier de mégawatts. De ce point de vue, Alvear considère que le pays continue de dépendre d’achats externes et d’une production d’urgence coûteuse, ce qui augmente la vulnérabilité aux événements climatiques régionaux.