Un nouveau décès dû à la grippe au Panama porte à 32 le nombre total de décès jusqu'à présent en 2026, selon le dernier rapport épidémiologique du ministère de la Santé (Minsa), qui met en garde contre l'impact des maladies respiratoires sur la population la plus vulnérable.
Le rapport indique que la majorité des décès sont concentrés chez les personnes âgées de 65 ans ou plus et chez les enfants de moins d'un an, groupes présentant un risque plus élevé de développer des complications graves.
L'analyse révèle également un fait critique : 90,9 % des personnes décédées n'avaient pas reçu le vaccin contre la grippe, tandis que 75,8 % présentaient des facteurs de risque, tels que des maladies métaboliques, cardiovasculaires ou rénales.
Cette combinaison augmente considérablement la probabilité que le virus évolue vers des affections graves, telles qu’une pneumonie ou une insuffisance respiratoire, qui peuvent être mortelles.
La grippe est une infection virale qui affecte les voies respiratoires et dont les premiers symptômes peuvent être confondus avec un rhume. Parmi les signes les plus courants figurent une forte fièvre, une toux, un mal de gorge, une congestion nasale, une fatigue extrême et des douleurs musculaires, mais la principale différence réside dans son évolution rapide et sa capacité à générer des complications chez les personnes vulnérables.

Contrairement à d’autres virus respiratoires, la grippe peut mettre la vie en danger lorsqu’elle évolue vers des infections pulmonaires graves, en particulier chez les patients non vaccinés ou ceux souffrant de maladies préexistantes.
Alors qu'un rhume se résorbe généralement en quelques jours, la grippe peut provoquer des hospitalisations et, dans des cas extrêmes, la mort, ce qui en fait une maladie ayant un impact plus important sur la santé publique.
Le rapport du Minsa fait également état d'une augmentation des cas de leishmaniose, avec 537 cas cumulés jusqu'à présent cette année, reflétant une tendance à la hausse de cette maladie parasitaire transmise par les piqûres d'insectes.
La leishmaniose est causée par des parasites du genre Leishmanie et elle se manifeste principalement sur la peau, générant des ulcères pouvant laisser des cicatrices permanentes. Cependant, dans sa forme la plus grave, connue sous le nom de leishmaniose viscérale, elle peut affecter les organes internes tels que le foie et la rate, compromettant la vie du patient si elle n'est pas traitée à temps.

En parallèle, le pays enregistre également une augmentation des cas de paludisme, avec 2 578 cas cumulés en 2026, ce qui maintient les autorités sanitaires en alerte. Cette maladie, transmise par des moustiques infectés, peut provoquer de la fièvre, des frissons, une transpiration intense et une anémie et, dans les cas graves, elle peut affecter le système nerveux et entraîner des complications mortelles.
Au niveau régional, des organisations telles que l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS) ont mis en garde contre la résurgence des maladies infectieuses en Amérique latine, provoquée par des facteurs tels que le changement climatique, la mobilité humaine et les lacunes en matière de couverture sanitaire. Des maladies telles que le paludisme, la dengue et la leishmaniose restent des problèmes persistants dans les zones tropicales, où les conditions favorisent la transmission.
Au Panama, le rapport épidémiologique détaille également que 1 670 cas de dengue ont été enregistrés, dont certains avec des signes avant-coureurs et des cas graves, ce qui montre la circulation active des maladies à transmission vectorielle dans le pays.

Le document mentionne également d'autres événements de surveillance, tels que des cas isolés de virus Oropouche, d'hantavirus et de leptospirose, ce qui reflète la diversité des menaces sanitaires auxquelles est confronté le système de santé. Même si certains de ces signalements sont peu nombreux, leur présence maintient une surveillance épidémiologique active dans différentes régions.
Les autorités insistent sur le fait que les soins personnels et la prévention sont essentiels pour réduire l’impact de ces maladies. Des mesures telles que la vaccination, le lavage fréquent des mains, l’utilisation de répulsifs et l’élimination des gîtes larvaires des moustiques sont essentielles pour couper les chaînes de transmission et éviter de nouvelles infections.
Vaccins disponibles
Depuis ce mercredi 8 avril, le Panama a commencé l'application du nouveau vaccin contre la grippe, qui protège contre les souches AH1N1, AH3N2 et B/Victoria qui circulent actuellement dans le pays.
Les autorités sanitaires ont souligné que la vaccination est disponible gratuitement dans toutes les structures du ministère de la Santé (Minsa), de la Caisse de sécurité sociale (CSS) et des centres privés, dans le cadre de la stratégie nationale visant à réduire les complications et les décès associés au virus.
Chaque année, le virus de la grippe mute fréquemment, c'est pourquoi l'Organisation mondiale de la santé (OMS) met à jour la composition du vaccin pour l'adapter aux variantes prédominantes. à

En ce sens, la Minsa a réitéré que la dose appliquée les années précédentes ne protège pas complètement contre les nouvelles souches, il est donc nécessaire de se faire vacciner à nouveau. Le vaccin trivalent utilisé au Panama contient deux souches de grippe A (H1N1 et H3N2) et une souche de grippe B (Victoria), ce qui permet une couverture plus efficace contre les virus en circulation.
Pour cette année, le pays dispose d'un premier lot de 384 mille doses, sur un total de 1,2 million de vaccins acquis pour couvrir la demande nationale. Les autorités ont particulièrement appelé les groupes les plus à risque, comme les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques, les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans, à se rendre dans les centres de santé.
Par ailleurs, des journées de vaccination ont été réalisées dans les maisons de retraite, les crèches, les CAIPI et les centres de soins, dans le but d'élargir la couverture et de réduire la propagation du virus dans la communauté.