Le pourcentage élevé d’indécis maintient la querelle présidentielle ouverte au Costa Rica

A une semaine des élections, le Costa Rica se dirige vers des élections marquées par l'avantage de Laura Fernández, candidate officielle du Parti Pueblo Soberano, qui, selon les données du Centre de recherche et d'études politiques de l'Université du Costa Rica, a 40% d'intention de vote.

Dans les derniers jours, les principaux partis ont opté pour la mobilisation dans l'espace public et ont renforcé l'appel à participer au scrutin. La campagne officielle, menée par Fernández, s'est appuyée sur des visites de la capitale et des communautés du centre du pays, ainsi que sur des apparitions à la télévision. Les messages centraux de Fernández ont souligné la nécessité d'une majorité législative permettant de promouvoir de profondes réformes de l'État, en particulier du système judiciaire, dans le but de renforcer le Code pénal contre le crime organisé et le trafic de drogue.

Parmi ses promesses figure celle de « proposer la suspension des garanties fondamentales pour la population des quartiers conflictuels pour faire face au trafic de drogue », une mesure qui a suscité un débat dans le contexte de la sécurité citoyenne.

Partisans de la présidentielle costaricienne

D'un autre côté, l'opposition a intensifié son activité publique pour rechercher le soutien essentiel qui empêche une victoire au premier tour du parti au pouvoir.

Claudia Dobles, candidate du parti Citizen Agenda Coalition et ancienne première dame (2018-2022), s'est classée troisième dans le dernier sondage et a concentré ses interventions sur la critique de la gestion du président Rodrigo Chaves, à qui elle a reproché de ne pas avoir résolu les problèmes d'insécurité ou les lacunes du système de santé.

Lors de ses rassemblements, Dobles a signé des engagements visant à soutenir la jeunesse et à réduire les inégalités sociales, présentant sa candidature comme la seule alternative capable de vaincre Fernández et le parti au pouvoir.

Álvaro Ramos, du Parti social-démocrate de Libération nationale, occupe la deuxième place des sondages avec 8% d'intentions de vote, selon la dernière mesure de l'Université du Costa Rica. Ce dimanche, il a mené une caravane dans les rues de San José avec ses partisans pour obtenir du soutien dans la dernière ligne droite de la campagne.

Mercredi prochain, c'est

Pour les jours précédant les élections du 1er février, les règles établissent que mercredi sera la date limite pour la publication de propagande dans les médias et la présentation des nouveaux sondages.

Au total, 3 731 788 Costaricains font partie de la liste électorale définitive annoncée par le Tribunal électoral suprême (TSE) pour les élections nationales de 2026, qui auront lieu le 1er février.

Ce chiffre représente 160 981 personnes de plus qu’en 2022, ce qui équivaut à une augmentation de 4,3 %. En outre, 67.270 citoyens pourront voter à l'extérieur du pays, soit une augmentation de 24,4% par rapport au processus électoral précédent, consolidant ainsi la participation étrangère comme l'un des piliers des prochains scrutins.

Sur le total des inscrits, 1.881.567 sont des femmes et 1.850.221 sont des hommes, ce qui reflète une différence de 31.346 femmes en faveur du registre des femmes, selon les données publiées par le TSE. Cette prééminence féminine se retrouve également dans la répartition provinciale : San José est la province avec le plus grand nombre d'électeurs, avec 612 390 femmes et 578 710 hommes parmi ses 1 191 100 électeurs.

Un total de 67 270 Costaricains

L'un des aspects mis en évidence par le registre est l'évolution du vote à l'étranger. Ce sera la quatrième fois que les Costaricains résidant à l'extérieur du pays pourront participer aux élections nationales, selon le Tribunal électoral suprême. Sur les 67 270 électeurs étrangers, 33 580 sont des hommes et 33 690 femmes ; 49 consulats ont été créés dans 42 pays, où fonctionneront 91 conseils d'accueil. Les consulats avec le plus d'enregistrements se trouvent à New York (19 100), Miami (7 547), Los Angeles (6 138) et Atlanta (4 906). A l’inverse, les consulats comptant le moins d’électeurs se situent en Inde (23), en Turquie (19), au Kenya (15), en Indonésie (13) et en Jamaïque (11). Les États-Unis comptent le plus grand nombre de Costaricains enregistrés à l'étranger avec 44 580 citoyens, suivis de l'Espagne (2 688) et du Canada (2 132).

La plus grande partie du registre correspond aux personnes âgées de 18 à 39 ans, qui représentent 44% du total, soit un peu plus de 1,65 million d'électeurs. Par ailleurs, au niveau national, 3.664.518 personnes ont le droit de vote, réparties en 1.847.877 femmes et 1.816.641 hommes.

L'enregistrement de 96 433 citoyens naturalisés se démarque, et la majorité vient du Nicaragua (56,1%), de Colombie (11,2%), du Salvador (5,3%) et du Venezuela (3,4%). Parmi les nouveaux électeurs, on compte 131.403 personnes nées entre le 5 février 2006 et le 1er février 2008 ; Au sein de ce groupe, 10 826 citoyens naturalisés voteront pour la première fois. La particularité de cette édition est que 65 jeunes auront 18 ans le jour même des élections, répartis équitablement entre hommes et femmes.