Le record officiel correspond aux jeunes entre 14 et 17 ans assistés pendant les premiers mois de l'année, dans un contexte de persistance du phénomène et avec une plus grande concentration de dossiers à Santa Rosa et Quetzaltenango.

Le Bureau du Procureur général du Guatemala a assisté jusqu'à présent en 2026 2 722 adolescentes entre 14 et 17 ans, mères ou enceintes, une intervention que l'institution relie à la nécessité de restaurer les droits et de mettre fin à une situation qui continue d'affecter les projets de vie des filles et des adolescentes. L'attention est canalisée par l'intermédiaire du Bureau du Procureur général adjoint chargé de l'enfance et de l'adolescence.

L'institution a indiqué que les plaintes peuvent être déposées de manière anonyme au 1584 ou à l'une de ses 23 délégations régionales réparties dans tout le pays. Ce programme vise à élargir la détection des cas arrivant par différentes voies et à activer les mesures de protection.

Selon le PGN, cette attention a été accordée sur la base des plaintes des citoyens et des saisines reçues par le bureau du procureur général adjoint. La majorité de ces alertes proviennent de centres de santé, d’institutions publiques, de plaintes anonymes et de rapports de dirigeants communautaires.

Les départements avec le plus grand nombre de cas traités sont Santa Rosa, Quetzaltenango, Jalapa, Guatemala et Chiquimula. Pour l’institution, cette concentration reflète une situation qui continue de nuire au développement intégral des adolescentes.

La réponse officielle comprend des procédures menées par des équipes multidisciplinaires, la promotion de mesures de protection devant un juge compétent et l'accompagnement des adolescents. L'objectif, selon le ministère public, est de garantir la restitution de leurs droits humains selon le principe de l'intérêt supérieur des enfants et des adolescents.

La porte-parole de l'institution, Jasmine Villagrán, a affirmé que l'attention a atteint 2 722 adolescents entre 14 et 17 ans au cours des premiers mois de 2026. Elle a également indiqué que les actions de l'entité sont activées lorsqu'il y a des plaintes ou des saisines qui alertent sur une éventuelle violation des droits.

Le bureau du procureur général a réaffirmé son engagement à agir immédiatement dans toute situation qui viole les droits des filles et des adolescentes. Dans ce contexte, il a exhorté la population à signaler tout événement mettant en péril son intégrité.

Les personnes qui souhaitent signaler un cas peuvent le faire par téléphone ou se rendre au siège régional de l'établissement. Les numéros et adresses de ces bureaux sont disponibles sur le site officiel www.pgn.gob.gt.

Parallèlement, les données OSAR révèlent qu'entre janvier et avril 2026, le Guatemala a accumulé 20 760 naissances de mères de moins de dix-neuf ans, dont 691 correspondaient à des filles âgées de dix à quatorze ans.

Les chiffres actuels confirment la tendance de l'année précédente, où s'ajoutaient 2.101 naissances de mères entre dix et quatorze ans, ainsi que 54.788 naissances d'adolescentes entre quinze et dix-neuf ans dans tout le pays. Dans le département du Guatemala, les naissances de mères adolescentes ont augmenté de 2 710 cas entre 2024 et 2025, passant de 7 129 à 9 839. Au cours de la même période, Alta Verapaz a enregistré 7 350 cas, contre 7 128 l’année précédente.

Les départements du Guatemala, Alta Verapaz, Huehuetenango, San Marcos, Petén et Quiché ont le plus grand nombre de grossesses d'enfants et d'adolescentes selon l'étude du OSER des quinze dernières années. L'organisation a identifié que les grossesses des filles de dix ans s'accompagnent fréquemment de violences physiques, psychologiques et sexuelles, perpétrées à la fois dans les foyers et dans les écoles.