Le responsable explique au Sénat que la lutte contre les violences de genre nécessite un budget, et pas seulement des discours. « L'engagement est de légiférer pour prévenir et protéger. Passons des minutes de silence aux garanties de justice », a-t-il déclaré.
L'allocation de ressources publiques pour lutter contre la violence de genre en République Dominicaine est en train de passer par une phase de révision après la plainte selon laquelle seulement 0,5% du budget du Bureau du Procureur général de la République est consacré à la protection des femmes victimes d'agressions, une proportion jugée insuffisante par le sénateur Pedro Catrain Bonilla.
Le sénateur de la province de Samaná a annoncé qu'il présenterait un projet de loi au Sénat de la République afin que 10% des fonds collectés sur les biens saisis, confisqués et confisqués, en vertu de la loi 60-23, soient alloués aux politiques de protection et de soutien des femmes survivantes de violence.
La confirmation de ce déficit budgétaire intervient dans un contexte marqué par des assassinats répétés de femmes aux mains de leurs partenaires, une situation que le législateur qualifie de pandémique et scandaleuse. Au cours des trois premiers mois de l'année, le Ministère Public a enregistré 17.552 plaintes pour violence de genre, selon les déclarations de Catrain Bonilla.
Cette initiative vise à renforcer les outils étatiques pour une prise en charge globale des victimes. Parmi les mesures prévues figurent la création de refuges où une assistance psychologique et juridique est fournie, ainsi que la mise en place d'unités d'intervention immédiate en cas de situations dangereuses.
Catrain Bonilla a souligné que le plus grand nombre de plaintes proviennent du milieu familial des victimes, ce qui souligne l'urgence d'une réponse étatique qui met l'accent sur la prévention et l'intervention précoce. Il a affirmé qu'une politique efficace nécessite des ressources : « plus d'engagements sans budget », a-t-il prévenu, et a remis en question l'habitude de n'appliquer des solutions qu'après chaque tragédie.
Le sénateur a qualifié d'alarmant le nombre de 22 femmes assassinées par leurs partenaires amoureux au cours du seul premier trimestre, rejetant la résignation face à la croissance de ces chiffres. Sa déclaration était catégorique : « Esmeralda Moronta et Carolina Beltré ne sont pas seulement une statistique parmi d'autres, ce sont des vies enlevées, une famille brisée, une famille détruite. Plus aucun nom sur la liste. »
L'annonce précise que le sénateur Pedro Catrain Bonilla, vice-président du Sénat et représentant de Samaná, promouvra une loi qui alloue 10% des fonds provenant des biens confisqués aux politiques publiques de protection des femmes victimes de violence. La proposition découle des 17 552 plaintes pour violences de genre et assassinat de 22 femmes en trois mois, des chiffres qui montrent une crise nationale et justifient l'urgence de la décision.
L'initiative législative bénéficie du soutien de plusieurs partis : les sénateurs Aracelis Villanueva (San Pedro de Macorís) et Ginette Bournigal (Puerto Plata) ont demandé à être co-promoteurs du projet, selon le Liste quotidienne.

Catrain Bonilla a anticipé l'appel au Bureau du Procureur Général, au Ministère de l'Intérieur et de la Police, à d'autres agences de l'État et aux représentants de la société civile, dans le but de recevoir des contributions au projet et de modifier la structure budgétaire actuelle. Les mesures prévues comprennent l'éducation dans les écoles, la création de maisons comportementales pour les hommes victimes de procédures de féminicide et la prévention active.
Selon le législateur, l'objectif est qu'en 2026 « nous ne nous retrouvions pas avec plus de mères qui pleurent pour leurs filles, que nous n'ayons pas à prononcer plus de noms sur cette liste », défendant qu'une intervention précoce soutenue par le budget peut faire la différence entre la vie et la mort pour les femmes dominicaines.