Le président Daniel Noboa a réformé le Règlement général de la loi minière par le décret exécutif n° 273, avec lequel il a introduit des changements dans les procédures administratives, techniques et économiques qui régissent l'activité minière en Équateur.
Le règlement, signé en décembre 2025, modifie des articles clés de la réglementation en vigueur depuis 2009 et redéfinit les pouvoirs de l'Agence de régulation et de contrôle minier (ARCOM), les exigences des concessionnaires et les règles liées à l'exploration, à l'exploitation, aux redevances et au transfert des droits miniers, conformément au texte officiel du décret.
L'un des axes centraux de la réforme est le renforcement du rôle de l'ARCOM en tant qu'entité chargée non seulement du contrôle et de la supervision, mais aussi de la régulation, de l'audit, de la surveillance ou encore de l'administration des contrats dans le secteur minier.

Le décret étend expressément ses pouvoirs pour effectuer un contrôle statistique de la production et de la commercialisation des ressources minérales, ainsi que pour réglementer les aspects techniques et opérationnels des activités minières, ce qui implique une plus grande centralisation des fonctions au sein de l'organisme de contrôle.
Le décret introduit également des modifications dans les exigences de présentation des postes et des candidatures liées aux concessions, à l'exploration et à l'exploitation. Il s'agit notamment d'exigences documentaires plus détaillées, telles que l'obligation de présenter des plans de gestion environnementale, des informations économiques, des études techniques et des certificats de conformité fiscale.
Dans plusieurs cas, le texte établit que ces conditions doivent être remplies avant l'autorisation de certaines phases du projet minier, ce qui pourrait allonger les délais administratifs, même si le décret ne fixe pas de délais précis pour le traitement de toutes les procédures réformées.

En matière d'exploration, la réforme délimite plus précisément les étapes d'exploration initiale et d'exploration avancée, fixant les conditions de calcul des délais, l'exécution d'activités simultanées et l'obligation de disposer d'autorisations environnementales avant de démarrer certaines phases.
Le décret indique que le début de la période d'exploration avancée sera conditionné à la délivrance de la déclaration correspondante et à l'obtention du permis environnemental, tout en laissant ouverte la possibilité que ce dernier puisse être délivré même après le début formel de la période, à condition que les exigences établies par l'autorité compétente soient remplies. Le texte ne précise pas comment les éventuels chevauchements ou retards entre les deux actes administratifs seront résolus.
Un autre aspect pertinent est la réglementation de la cession et du transfert des droits miniers. La réforme intègre expressément les contrats de cession, de cession et de garantie des droits miniers relevant du contrôle de l'ARCOM, et inclut les opérations telles que le crédit minier, les contrats d'exploitation et de transaction.

Ces actes doivent répondre à des conditions précises et être enregistrés auprès de l'autorité, ce qui renforce le contrôle de l'État sur les opérations économiques liées aux concessions.
Sur le plan économique, le décret introduit des ajustements dans les modalités de calcul et de paiement des redevances minières, notamment pour les moyennes et grandes mines de métaux. Une différenciation de l'assiette fiscale est établie selon le type de minerai et le régime applicable, en prenant comme référence le revenu brut ou le revenu net effectif, avec des déductions limitées pour certains coûts.
Le texte détaille des formules spécifiques pour l'or, l'argent et autres minéraux métalliques, et prévoit que les redevances doivent être payées selon des échéanciers définis en fonction du neuvième chiffre du RUC du concessionnaire. Cependant, le décret n'évalue pas l'impact fiscal de ces changements et ne précise pas non plus s'ils impliqueront une augmentation ou une réduction effective de la charge économique pour les opérateurs.

La réforme réglemente également plus strictement les processus de renégociation des contrats d'exploitation minière, établissant que pendant la phase d'exploration, seules les négociations précontractuelles peuvent commencer, et que les contrats ne peuvent être signés qu'une fois que les exigences techniques, économiques et environnementales prévues par la loi et la réglementation ont été remplies.
Le Ministère sectoriel conserve le pouvoir de revoir, modifier ou conditionner ces processus pour les aligner sur les politiques publiques du secteur minier.
Du point de vue institutionnel, le décret s'appuie sur les dispositions constitutionnelles qui attribuent à l'État l'administration et le contrôle des secteurs stratégiques, dont les ressources naturelles non renouvelables.

Cependant, le texte ne développe pas la manière dont ces réformes seront articulées avec les droits des communautés, des peuples autochtones ou des gouvernements locaux, ni n'aborde spécifiquement les éventuels effets sociaux ou environnementaux découlant de l'application des nouvelles règles.
D'une manière générale, la réforme du Règlement Général de la Loi Minière vise un plus grand contrôle de l'État et une normalisation plus détaillée des procédures techniques et économiques du secteur.