Les autorités ont démantelé un prétendu système d'espionnage installé illégalement par des structures criminelles à Villa Florencia, à San Pedro Sula, dans le département de Cortés. L'opération a été coordonnée par la Direction de la Police Anti Maras et Gangs contre le Crime Organisé (DIPAMPCO) et la Police Nationale, dans le but de supprimer un réseau de caméras de surveillance non autorisées qui permettaient de surveiller les mouvements des résidents et les patrouilles de police.
La découverte de ces appareils, selon les informations de Journal La Tribunaindique qu'ils étaient situés à des points stratégiques du quartier et qu'ils facilitaient l'observation constante de l'arrivée des patrouilles, ainsi que le contrôle de l'entrée et de la sortie des personnes dans le secteur. Ce système de surveillance permanente permettait aux groupes criminels de garder sous observation les mouvements internes et externes, contribuant ainsi à échapper aux opérations policières.
L’opération ne se limitait pas au simple retrait des appareils. Des équipes d'experts techniques ont examiné le site en détail et, après une analyse exhaustive, ont conclu que les appareils n'étaient liés à aucun système de sécurité citoyen autorisé. Il a ainsi été établi que son utilisation répondait uniquement à des fins de contrôle et de surveillance clandestins par des organisations criminelles.
Les rapports techniques indiquent que le système disposait de capacités de surveillance vidéo et audio de haute qualité. Cela a soulevé des inquiétudes quant à la vie privée des voisins et à la sécurité des patrouilles de police, car cela permettait de capturer des conversations et des sons dans l'environnement surveillé. La combinaison de la vidéo et de l'audio représentait une violation possible de la vie privée des citoyens et un défi supplémentaire pour le travail de la police dans la zone.

Selon DIPAMPCO, la suppression de ces caméras illégales vise à entraver le contrôle territorial que les organisations criminelles entendent exercer. Les autorités ont indiqué que l'élimination de ces systèmes affecte la capacité des groupes criminels à assurer la surveillance de la zone.
Cette opération s'inscrit dans une stratégie visant à contenir l'avancée du crime organisé, qui utilise des technologies sophistiquées pour renforcer sa présence dans les zones urbaines et compliquer le travail des autorités. L'existence de ces systèmes suggère un niveau considérable d'organisation et de ressources de la part des structures criminelles de San Pedro Sula.
Dans le but d'empêcher la réinstallation de dispositifs similaires, DIPAMPCO a appelé la population à signaler de manière anonyme toute installation suspecte de caméras ou d'équipements de surveillance, en facilitant la communication via la ligne 143 et le numéro 3399-4862. Les autorités ont souligné que la collaboration citoyenne est un élément pertinent pour détecter et démanteler les nouvelles menaces à la sécurité dans les quartiers.
L'intervention à Villa Florencia fait partie des efforts des institutions de sécurité pour récupérer les espaces publics et protéger les résidents contre le crime organisé. Le démantèlement du système d'espionnage a été présenté comme une mesure visant à restaurer les conditions de sécurité et de tranquillité, soulignant que la surveillance doit être sous la responsabilité d'institutions autorisées.