Les nouvelles autorités du Conseil national électoral (CNE) du Venezuela ont pris leurs fonctions vendredi et la nomination d’Elvis Amoroso, ancien contrôleur général du pays sud-américain, comme président de l’organisation a été approuvée.
Amoroso, sanctionné par les États-Unis, a passé cinq ans à la tête du Contrôleur général, le bureau qui supervise l’utilisation des biens publics.
Le bureau du contrôleur a rendu des décisions contre les opposants qui les empêchent de participer aux élections pour exercer des fonctions publiques. La dernière disqualification a été dirigée contre María Corina Machado, candidate aux primaires de l’opposition.
« Nous sommes fiers que notre bien-aimé Venezuela dispose du système électoral le plus fiable au monde et nous allons le démontrer (…) dans chacun des prochains processus électoraux », a déclaré Amoroso dans des déclarations depuis le siège du CNE.
« Ces recteurs vont se conformer à ce qu’établit la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela », a-t-il ajouté.
Carlos Quintero assumera la vice-présidence du CNE et Amoroso présidera également le Conseil national électoral.
Les nouvelles autorités organiseront les élections présidentielles prévues en 2024 ainsi que les élections régionales et parlementaires de 2025, selon les partisans progouvernementaux qui ont choisi jeudi la nouvelle direction.
Deux de ses membres au conseil d’administration du corps électoral sont liés à l’opposition.
Critiques et opposants ont remis en question la nomination d’Amoroso, car ils estiment que la confiance dans l’électorat n’est pas garantie. Washington a déclaré que si le gouvernement prenait des mesures en faveur d’élections libres, il pourrait alléger les sanctions.