Le procès de l'affaire dite de Las Malvinas (également connue sous le nom des Quatre de Guayaquil) est entré dans sa phase décisive après la conclusion des plaidoiries finales des parties et le tribunal pénal de Guayaquil a annoncé que la sentence serait annoncée le 22 décembre 2025.
Le processus enquête sur la disparition forcée présumée de quatre mineurs à Guayaquil, un dossier devenu l'un des plus sensibles l'année dernière en raison de l'implication d'agents de l'État et de l'impact social qu'il a provoqué dans le pays.
Dans la phase finale, le ministère public a soutenu qu'il s'agissait d'une procédure illégale ayant conduit à la privation de liberté des mineurs et a demandé au tribunal d'imposer les peines les plus élevées à ceux qu'il considère comme les auteurs directs. Le procureur chargé de l'affaire a requis 34 ans et huit mois de prison contre le sous-lieutenant John Henry ZE, qu'il a désigné comme le principal responsable. Les médias ont détaillé que, selon la thèse du procureur présentée devant les juges, le policier aurait emmené les victimes dans une zone reculée de Taura (Naranjal, Guayas) et aurait procédé à des attaques et à des intimidations au cours de l'opération.
L'accusation du procureur comprenait également des demandes différenciées pour d'autres accusés. Pour les cinq militaires ayant bénéficié d’un mécanisme de coopération efficace, une peine réduite de 30 mois de prison a été demandée. En parallèle, le ministère public a requis sept ans de prison contre un lieutenant-colonel poursuivi comme complice présumé, dans le cadre de la même affaire.
Une fois la phase des débats terminée, la Cour a annoncé la date à laquelle elle lira sa résolution, laissant l'affaire en délibération. Ainsi, le dossier attend que les juges évaluent, dans leur ensemble, les témoignages, expertises et autres éléments incorporés au cours du procès, ainsi que les thèses concurrentes du parquet, de l'accusation privée et de la défense.
Le processus trouve son origine dans les événements enregistrés en décembre 2024. L'enquête soutient que trois adolescents et un enfant ont été interceptés par une patrouille militaire et transportés dans un véhicule institutionnel ; et que quelques jours plus tard, des corps calcinés ont été retrouvés à Taura, au cours d'enquêtes visant à clarifier les responsabilités.

Dans la dernière partie du procès, le Bureau du Procureur a insisté sur le fait que la gravité du crime reproché – la disparition forcée – exige des sanctions proportionnées et a rappelé que l'infraction pénale est liée à l'intervention d'agents de l'État ou à leur acquiescement. Le Ministère Public a formalisé devant le Tribunal sa demande de peine pour le sous-lieutenant poursuivi comme auteur présumé, conformément à la demande de 34 ans et huit mois présentée lors des récentes audiences.
Dans cette phase, l'attente se concentre sur la façon dont le Tribunal qualifiera la participation individuelle de chaque accusé, dans une affaire avec des demandes de peines différenciées et avec des versions contradictoires de ce qui s'est passé après la rétention des mineurs. La sentence lue à l'audience doit statuer sur la culpabilité ou l'innocence, la qualification applicable et, le cas échéant, les peines et mesures complémentaires correspondantes. La décision marquera également le parcours procédural ultérieur : dans le système pénal équatorien, les parties peuvent contester la décision à travers les mécanismes prévus par la loi, ce qui ouvre la possibilité de poursuivre le dossier devant des instances supérieures.
En attendant le verdict, les familles ont suivi le processus avec l'attention du public, tandis que des organisations et des observateurs ont désigné cette affaire comme un thermomètre pour le contrôle judiciaire d'éventuels abus dans des contextes sécuritaires. Les parents des enfants ont demandé des excuses publiques, notamment pour la campagne de diffamation, qui se poursuit encore aujourd'hui, et qui tente de justifier la disparition et l'assassinat des enfants en qualifiant les mineurs de criminels.